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Coeur de ville : un service de Dataviz offre une nouvelle partie, privée

Depuis la fin de l’année 2019, la Banque des Territoires propose aux 222 collectivités bénéficiaires du programme Coeur de ville un nouveau service de datavisualisation, privé cette fois. Il s’inscrit dans le prolongement de celui ouvert en mars 2019. La plus-value : les comparaisons et de nouveaux onglets qui correspondent au programme.     

Vous souhaitez connaître les caractéristiques de votre parc de logements, identifier les quartiers les plus touchés par le chômage, analyser les flux de déplacements de vos actifs, suivre l’évolution de votre taux de vacance commerciale, évaluer la place de la nature en ville ou bien encore suivre les projets Action Coeur de ville ? Voici un aperçu de toutes les actions possibles avec la partie privée du service de datavisualisation que la Banque des Territoires met à disposition des 222 collectivités qui bénéficient du programme Coeur de ville et qui auront demandé une inscription préalable. "Une soixantaine de personnes en ont demandé l’accès", estime Marie Aboulker, chargée de mission smart city, action Coeur de ville au département de la stratégie digitale et de la transformation numérique de la Banque des Territoires. Les collectivités intéressées doivent, pour des raisons de sécurité, se créer un compte sur la plateforme Banque des Territoires. "L’espace privé enrichit fortement la partie publique avec davantage de données Insee traitées et mises en forme. Certaines données statistiques sont d'ailleurs à l'échelle de l'Iris ce qui est fort appréciable car le périmètre Coeur de ville est souvent à cette échelle", témoigne Janique Thia Toong, chef de projet pour la ville de Vienne, interrogée par Localtis. Les données exploitées par Dataviz sont publiques. Elles proviennent de l’Insee, ou pour le logement de Sit@del, une base de données du ministère du Logement. "Dataviz est un travail important de mise en forme des données Insee et autres et de croisements statistiques", atteste-t-on à Vienne.

La possibilité de comparer

Pour les collectivités qui connaissent (lire notre article du 8 mars 2019), l’interface est la même. Le principe de navigation se fait par les onglets, sur le côté. L’architecture est calquée sur le programme ACV : "portrait socio-démographique", "réhabilitation et restructuration de l’habitat", "développement économique et commercial", "accessibilité, mobilités et connexions", "accès aux équipements et aux services publics". L'onglet "suivi de projet" - qui exclut toute comparaison avec d'autres collectivités - permet de visualiser les projets menés sur chaque territoire, leur état d’avancement ; le résultat étant consultable sous forme de cartographie. "Une excellente idée, d’après Kévin Brun, directeur de projet Action Coeur de ville à Montbrison, car c’est quelque chose que l’on peut partager, transmettre facilement."

"L'élaboration de la partie privée nous a amenés à reformuler certaines thématiques pour coller au plus près aux enjeux du programme Coeur de ville", souligne Marie Aboulker. Par rapport à la version publique, la chargée de mission smart city / Action Cœur de ville note trois différences majeures. "La première réside dans la possibilité de faire des comparaisons." Une fonctionnalité très appréciée des utilisateurs. "On se compare avec d’autres villes de Normandie ou d’autres villes du département ou littoral dont les populations sont comparables", atteste Romain Antoine, lui aussi directeur de projets Action Coeur de ville mais à Dieppe, tout en insistant sur la nécessité chaque fois de recontextualiser les données. 

Visualiser l’occupation détaillée

La deuxième amélioration réside dans l’ajout d’onglets, et donc de nouvelles données, pour chacune des thématiques. Il existe désormais cinq axes correspondant aux onglets du programme Coeur de ville. Concernant l’habitat, par exemple, il est possible de visualiser l’occupation détaillée : ancienneté d’occupation, module de la vacance et de l’ancienneté des logements. 
En matière de mobilité, les indicateurs permettent d’objectiver le flux dans une ville. Et l’ajout d’éléments cartographiques permettant une lecture dynamique du territoire. "On a construit nos propres indicateurs, chaque fois en posant une question de politique publique et en tentant d’y répondre", expose la chargée de mission smart city de la Banque des Territoires (BDT).

Données locales pour la culture et la nature 

Sur certains sujets, en revanche, il n’existe pas de données en open data disponibles. C’est le cas de la culture ou de la nature en ville. La partie privée du service Dataviz incite donc les collectivités à injecter directement leurs données dans un tableur qui permet de la visualiser cartographiquement. Un volet sur lequel la BDT se dit "encore en test" et "preneur des retours des utilisateurs". 
La dernière amélioration concerne les données sur la vacance commerciale. Mais comme il n’en existe pas de statut précis, Marie Aboulker admet être "encore dans une logique d’évaluation", avec en filigrane cette interrogation : "comment créer un usage récurrent ?" et a à l'esprit quelques pistes en guise d’éléments de réponse : "l'évolution d’un module de suivi de projets, avec un moteur de recherche et l'intégration de nouvelles données".

 

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