Inondations dans le Sud-Est : l’état de catastrophe naturelle reconnu pour 184 communes

Comme l’avait annoncé le ministère de l’Intérieur, l’arrêté portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle suite aux violentes intempéries dans le Sud-Est de la France est paru au Journal officiel ce 29 octobre. Il concerne les dommages causés par les inondations et coulées de boues survenues les 19 et 20 octobre 2026. Quatre personnes y ont perdu la vie et de nombreux dégâts matériels ont été répertoriés.

L’intensité anormale du phénomène durant l’événement est caractérisée au regard des cumuls de précipitations qui présentent une période de retour égale ou supérieure à dix ans. "L’épisode méditerranéen débuté lundi [19 octobre 2026] sur l'Hérault et le Gard, s’est prolongé mardi [20 octobre 2026] sur les régions Alpes-Provence-Côte d’Azur et sur la Corse. Il a apporté des cumuls de pluie voisins de 1 à 2 mois de précipitations sur le Gard et l’Hérault, de 2 à 3 mois dans les Bouches-du-Rhône. L’est de la Corse a connu des précipitations exceptionnelles, notamment à Solenzara (Haute-Corse), où on a relevé 640,5 mm de pluie sur l’épisode, dont 538,5 mm en 6 h, une valeur inédite en France hexagonale et en Corse", a indiqué Météo France. 

Les services de l'État ont déclenché une procédure accélérée suite à l'ampleur du phénomène et des dégâts occasionnés. La Commission interministérielle chargée de statuer sur les demandes s’est réunie ce 27 octobre et l’arrêté portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a été signé dans la foulée le jour même. 

L’annexe de l’arrêté recense au total 184 communes reconnues en état de catastrophe naturelle dans cinq départements : Bouches-du-Rhône (72 communes), Haute-Corse (34 communes), Gard (33 communes), Var (19 communes) et Vaucluse (26 communes).

"Les épisodes méditerranéens sont plus intenses aujourd’hui que dans les années 60. Les évènements les plus extrêmes sont également plus fréquents. Dans le climat futur, on s’attend à une augmentation de l’intensité de ces évènements", appuie Météo France. 

Selon la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (Tracc), les précipitations intenses pourraient augmenter de 15% en moyenne sur la France, avec des hausses allant jusqu’à 20% sur la moitié nord du pays, dans une France à +4°C, à l’horizon 2100. Cette intensification concerne l’ensemble des événements pluvieux, notamment les épisodes hivernaux dans le nord de la France, mais aussi les épisodes méditerranéens. 

Référence : arrêté du 27 octobre 2026 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, JO du 29 octobre 2026, texte n°8.
 

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