Le revenu d’engagement pour les jeunes suspendu aux annonces d’Emmanuel Macron 

Annoncé le 12 juillet dernier, le "revenu d’engagement pour les jeunes" doit être présenté en septembre par l’Elysée en vue d’une mise en œuvre au printemps 2022. Alors que le projet est attendu depuis plusieurs mois déjà, ses contours précis n’ont pas encore été dévoilés. 

De la "garantie jeunes universelle" au "revenu d’engagement pour les jeunes" : depuis plusieurs mois, le gouvernement entretient l’attente sur ses futures mesures en faveur des jeunes en situation de précarité. Le 12 juillet dernier, le président de la République a officialisé le changement du nom du dispositif (lire notre article). Le Journal du Dimanche évoque "une présentation officielle dans la seconde quinzaine de septembre" par Emmanuel Macron, pour une mise en œuvre "d’ici au printemps", après l’adoption des crédits dédiés dans le projet de loi de finances 2022.

Malgré la tenue d’un comité d’engagement, le 22 juillet dernier, qui a réuni les représentants des collectivités locales et du monde associatif dans une volonté de concertation, les contours de ce projet demeurent flous. "Il s’agissait surtout d’une présentation de la philosophie globale de la démarche", qui vise à élargir la cible des jeunes accompagnés dans une logique d’engagements réciproques, précise France urbaine qui indique que, pour l’heure, aucune nouvelle date de réunion n’a été arrêtée. Les partenaires sociaux, qui se sont rendus à Matignon cette semaine pour évoquer les dossiers sociaux de la rentrée, n’ont pas eu davantage d’informations. "On ne connaît pas son contenu mais on sera consultés", précise Michel Beaugas, secrétaire confédéral chargé de l’emploi à Force ouvrière.

1,4 million de jeunes en situation de précarité

Si l’idée consiste bien à accorder davantage de moyens à ce dispositif, et notamment au service public de l’emploi comme s’en satisfait l’Union nationale des missions locales, "différents arbitrages – nombre de jeunes concernés, critères d’accès, montant de l’allocation… – seront (…) rendus après l’été", expliquait son président Stéphane Valli, à Centre Inffo, le 1er septembre. "Chaque jeune qui n’est ni en emploi, ni en formation ou qui est dans des jobs précaires doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement ; quand il s’engage à suivre cet accompagnement, alors il a une allocation, jusqu’à 500 euros par mois", précisait Élisabeth Borne, le 22 juillet dernier.

Pour rappel, en 2021 et dans le cadre du plan "1 jeune,1 solution", le gouvernement veut déjà doubler à 200.000 les entrées en garantie jeunes, porter de 340.000 à 420.000 les inscriptions en Pacea et à 135.000 le nombre d’accompagnements intensifs de jeunes effectués par Pôle emploi. Des objectifs ambitieux qui exigent des effectifs supplémentaires et peinent, pour le moment, à être suivis par les missions locales et Pôle emploi (lire notre article).

En mai, interrogée sur la cible potentielle de ce qui se nommait alors "garantie jeunes universelle", la ministre du Travail évaluait à 1,4 million le nombre de jeunes en situation de précarité, qu’ils soient "neets" (sans emploi ni formation) ou tout simplement en emploi précaire, soit 12% de la classe d’âge des 18-25 ans. 

 

 

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