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Les jardins d'enfants s'organisent pour ne pas disparaître

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par
Jean-Noël Escudié / P2C pour Localtis
dans

Social

Jeunesse, éducation et formation

Mis à jour le

France

Menacés de disparition par le projet de loi Blanquer, les jardins d'enfants s'organisent en fédération nationale. 

Le projet de loi Blanquer "pour une école de la confiance" prévoit de faire débuter l'instruction obligatoire à trois ans au lieu de six ans actuellement. Même si 98% des enfants sont déjà scolarisés de fait à partir de trois ans, cette disposition devrait entraîner la disparition des jardins d'enfants, qui constituent un lieu d'accueil pour les enfants de plus de 2 ans et jusqu'à 6 ans qui ne sont pas scolarisés ou le sont à mi-temps (voir notre article ci-dessous du 11 avril 2019). Les jardins d'enfants seraient aujourd'hui 315 en France (dont 22 à Paris). Payants, fréquentés par environ 10.000 enfants, ils seraient transformés, à plus ou moins long terme (le gouvernement proposait à 3 ans, les sénateurs LREM à 2 ans), en école maternelle ou en établissement d'accueil du jeune enfant (Eaje).

Le secteur a décidé de s'organiser pour peser dans le débat, en créant une Fédération nationale des jardins d'enfants (FNJE), dont l'assemblée constitutive se tiendra le 18 mai. L'objectif est de "fournir aux jardins d'enfants une représentation nationale pour la promotion de ces établissements et pour la défense de leurs intérêts, dans les rapports avec les pouvoirs publics et avec les autres institutions de l'éducation, de la santé et du social", mais aussi de "promouvoir une pédagogie centrée sur les besoins et les rythmes du jeune enfant". Avant même d'exister officiellement, la FNJE a obtenu un premier succès, en convainquant la commission de la culture et de l'éducation du Sénat de son utilité (voir notre article ci-dessous du 13 mai 2019). En séance publique, jeudi 16 avril, les sénateurs ont suivi la commission et ont voté la pérennisation des jardins d'enfants. Tout n'est pas joué cependant, le sujet sera encore débattu en commission mixte paritaire (CMP) dont la date n'est pas encore fixée.

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