A.L.

En bref - Les présidents des comités de bassin Rhône-Méditerranée et Seine-Normandie reçus à Matignon pour défendre les agences de l'eau

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Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, et François Sauvadet, président du comité de bassin Seine-Normandie ont été reçus le 27 février à Matignon par des membres du cabinet du Premier ministre pour évoquer les agences de l’eau et défendre le financement des travaux sur l’eau, l’assainissement et la protection contre les inondations. A elles deux, les agences de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse et Seine-Normandie représentent près de 32,3 millions d’habitants et couvrent plus de 43% du territoire national. Leurs budgets annuels cumulés frôlent les 1.458 millions d’euros, ce qui en fait les deux agences les plus importantes du territoire. Au cours de cette rencontre, les deux présidents de comité de bassin ont notamment demandé à ce que le gouvernement revienne sur le prélèvement de l’Etat sur les fonds de roulement des agences "qui étaient, en fait, de l’argent fléché sur des projets locaux", selon un communiqué des deux élus. "A titre d’exemple, sur le territoire Rhône-Méditerranée-Corse, ce sont désormais 50% de dossiers déposés par les communes qui font l’objet d’un refus, contre 15% auparavant", ont-ils pointé.
"Pour les agences de l’eau, les enjeux sont particulièrement importants d’autant plus que leurs missions ont été accrues suite à la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages", rappellent-ils. "Or, si la redevance sur l’eau payée par les consommateurs est, au passage, captée par Bercy pour finir dans le déficit de l’Etat, les agences de l’eau ne pourront donc pas remplir pleinement ces différentes actions, mettent-ils en garde. C’est la situation dans laquelle nous nous trouvons en 2018 et ce sont les orientations prévues pour 2019." Une ponction récurrente des moyens alloués à la politique de l’eau jugée "totalement inacceptable" par les deux élus.

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