Jean-Noël Escudié / PCA

Santé - Mobilisation générale contre Aedes albopictus dans 33 départements

Social

Santé, médico-social, vieillissement

Sécurité

Face à la menace en termes de santé publique, l'instruction relative "à la prévention et à la préparation de la réponse au risque de dissémination d'arboviroses pendant la période d'activité du moustique vecteur Aedes albopictus" revient désormais avec la même régularité que les circulaires Canicule ou Grand Froid. Aedes Aalbopictus - plus connu sous le nom imagé de moustique tigre - est en effet le vecteur de transmission d'un certain nombre de maladies longtemps cantonnées aux zones subtropicales : le chikungunya, la dengue, le zika, la fièvre jaune...

Le rôle central du préfet

Avec trois nouveaux départements inscrits sur la liste en début d'année - l'Aveyron, le Gers et le Haut-Rhin -, ce moustique est désormais présent ou suspecté dans 33 départements métropolitains. Sa présence entraîne donc, dans les territoires concernés, la mise en œuvre d'un plan d'action, activé chaque année entre le 1er mai et le 30 novembre. Une instruction du ministère des Affaires sociales et de la santé du 13 avril 2017, mise en ligne sur Légifrance le 3 mai, rappelle le contenu de ce plan et fournit un certain nombre d'outils méthodologiques.
L'édition 2017 de ce plan ne présente pas de différences notables par rapport aux précédentes (voir notre article ci-dessous du 22 avril 2016). Elle confirme notamment le rôle principal dévolu aux préfets des départements concernés, qui prescrivent les mesures nécessaires par le biais d'un arrêté préparé par l'agence régionale de santé compétente.

Les départements concernés au premier chef

Les collectivités sont également concernées au premier chef, puisque l'arrêté préfectoral doit notamment désigner le service chargé des opérations de surveillance et de lutte contre les moustiques vecteurs (LAV). L'instruction ministérielle précise qu'"il peut s'agir d'un service du conseil départemental (compétence exercée en régie) ou de l'opérateur public désigné par le conseil départemental".
Les arrêtés préfectoraux doivent aussi prévoir l'application des dispositions du code de la santé publique concernant la surveillance et le contrôle des vecteurs dans et autour des points d'entrée du territoire, dans le cadre du règlement sanitaire international.
De même, l'instruction ministérielle insiste sur le fait qu'"une attention particulière doit être portée aux moyens de lutte anti-vectorielle". A la demande du préfet, les ARS, les départements et/ou leurs opérateurs publics de démoustication doivent ainsi procéder à une évaluation des moyens dédiés à la lutte anti-vectorielle, "afin d'identifier et caractériser au mieux leurs capacités d'intervention face à une épidémie" : disponibilités en personnels, en matériels de lutte anti-vectorielle péri-focale, en stocks de produits adulticides et larvicides et équipements de protection individuelle utilisables pour la lutte anti-vectorielle, estimation de la capacité maximale d'intervention autour des cas d'arboviroses... Un questionnaire proposé en annexe de l'instruction permet de procéder à ce recensement préventif.

Référence : ministère des Affaires sociales et de la Santé, instruction DGS/VSS1/2017/128 du 13 avril 2017 relative à la prévention et à la préparation de la réponse au risque de dissémination d'arboviroses pendant la période d'activité du moustique vecteur Aedes albopictus du 1er mai au 30 novembre 2017 dans les départements classés au niveau albopictus 1 du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole (mis en ligne le 3 mai 2017). 
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