Décrochage scolaire : deuxième rentrée pour l’obligation de formation des 16-18 ans

Après un an de rodage, le gouvernement entend accélérer sur la mise en œuvre de l’obligation de formation des 16-18 ans.

Instituée par la loi "pour une école de la confiance" de 2019 et entrée en vigueur en septembre 2020, l’obligation de formation des 16-18 ans est l’objet d’une attention particulière en cette rentrée (voir notre article du 31 août 2020). "C’est une réforme majeure qui complète l’instruction obligatoire jusqu’à 16 ans et qui contribue à lutter contre le décrochage scolaire", selon les ministères de l’Éducation nationale et du Travail qui ont diffusé le 3 septembre 2021 un dossier de presse sur le sujet. Une campagne de communication est lancée pour faire connaître l’obligation de formation. Coordonnée par les missions locales, cette mesure vise à garantir un droit effectif des jeunes à un retour à l'école, à l'accès à une qualification ou à l'emploi. Le "raccrochage" pouvant adopter des formes variées : "l'apprentissage, les écoles de la deuxième chance, le service national universel, le service civique, les structures de retour à l'école, les actions de remise à niveau et de préapprentissage, les formations offertes aux mineurs, l'entrée en enseignement supérieur, le retour en formation initiale, etc."

90.000 jeunes mineurs sans solution concernés 

90.000 jeunes de 16 à 18 ans, ni en études, ni en formation, ni en emploi (les "Neets" de la nomenclature européenne) seraient concernés par cette obligation de formation. Un chiffre qui pourrait encore "augmenter avec la crise sanitaire actuelle", selon les deux ministères. Ces derniers recensent 20.000 "accompagnements en cours" et 66.000 "entrées en solution" depuis septembre 2020. Ils indiquent également que le dispositif "La promo 16-18" de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), lancé dans le cadre du plan "1 jeune, 1 solution", offre 35.000 places aux mineurs relevant de l’obligation de formation. Il s’agit d’un accompagnement personnalisé de quatre mois, conçu pour permettre aux jeunes de "faire le point sur leurs envies et compétences" et réintégrer par la suite un parcours.   

Le dossier met en avant les "étapes clés" de l’accompagnement d’un jeune mineur sans solution. Ce dernier est d’abord "identifié" par une mission locale, un centre d’information et d’orientation (CIO) ou un autre partenaire (via notamment le numéro vert 0 800 122 500), avant d’être "contacté" par une plateforme de suivi et d’appui aux décrocheurs scolaires (PSAD) et de se voir proposer un "entretien personnalisé". Un "nouveau départ" est alors proposé au jeune, par le réseau Formation-qualification-emploi (Foquale) et/ou par la mission locale s’il souhaite s’orienter vers une formation et l’emploi. Dernière étape : le "raccrochage, avec un accompagnement adapté vers des métiers d’avenir", à l’école, dans l’enseignement supérieur ou via l’un des dispositifs cités plus hauts. Un comité régional, auquel participent les régions et autres collectivités concernées, l’État et les missions locales, assure le "pilotage régional de l’obligation de formation".    
 

 

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