Source AFP

En bref - Fonction publique : Olivier Dussopt d'accord pour avancer le rendez-vous salarial

Fonction publique

Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, notamment en charge de la fonction publique, s'est déclaré plutôt favorable à avancer le rendez-vous salarial annuel des fonctionnaires, comme le réclament huit syndicats, sans toutefois donner de calendrier.
Le prochain rendez-vous est prévu en octobre mais "huit des neuf organisations syndicales représentatives nous ont demandé, à Gérald Darmanin et moi-même, d'avancer ce rendez-vous dans l'année. Nous sommes en train de regarder dans quelles conditions on peut les satisfaire. (...) Si nous pouvons l'avancer, nous l'avancerons", a indiqué Olivier Dussopt mardi 9 janvier sur Public Sénat/TV5 Monde, invité de l'émission Territoires d'infos (voir la vidéo).
"Il faut qu'on trouve la bonne date qui permette aux organisations syndicales d'être entendues" tout en faisant "en sorte que le collège d'employeurs (Etat, hôpitaux, collectivités, ndlr) puisse aussi être en situation de discuter et d'avancer sereinement", a-t-il expliqué.
Huit syndicats (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP) ont demandé que le prochain rendez-vous salarial soit avancé au début du printemps afin de rapidement "rediscuter d'une augmentation réelle et significative des salaires" des fonctionnaires. Ce sujet "ne saurait attendre octobre 2018", ont ils écrit ensemble mi-décembre.
Sur le fond, "je ne préjuge pas des discussions que nous aurons", a ajouté Olivier Dussopt. "Il y a la question du point d'indice, qui est gelé pour 2018, il y a la question des mesures catégorielles et il y a aussi des discussions qui s'ouvrent autour de la protection sociale complémentaire : tout ça doit être pris dans son ensemble", a-t-il poursuivi.
Interrogé également sur le projet Action publique 2022, de réforme de l'action de l'Etat et du service public, il a assuré n'avoir "aucune divergence" avec son ministre de tutelle Gérard Darmanin. "Il n'y a ni religion ni tabou. Si pour tel ou tel service, l'externalisation ou la délégation du service public est plus efficace, il faut y avoir recours" et au contraire "maintenir dans un giron public" ou "développer" certains autres services, a-t-il poursuivi.

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