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Jeux olympiques : Paris 2024 est "dans les clous"

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par
Jean Damien Lesay pour Localtis
dans

Tourisme, culture, loisirs

Développement économique

L'organisation des Jeux olympiques, premier événement sportif mondial, est une épreuve qui tient à la fois du marathon et de la course de haies. Marathon parce qu'elle s'inscrit dans le temps long – sept années entre la désignation de la ville-hôtesse et la tenue des Jeux – et course de haies parce que ce temps est parsemé de rendez-vous-clés qui permettent de jauger de la bonne avancée des réalisations prévues.

Depuis que le Comité international olympique (CIO) lui a attribué, en septembre 2017, les Jeux de 2024, Paris a déjà franchi plusieurs haies. La dernière a été passée les 12 et 13 décembre, lors d'une "réunion des partenaires d'organisation" qui a rassemblé le CIO et le Cojo (comité d'organisation des Jeux). Le but de cette rencontre : s'assurer que les cinq objectifs fixés en début d'année en termes de budget, d'infrastructures, de programme sportif, de développement et d’héritage avaient bien été atteints. Selon Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, président de la commission de coordination du CIO, ces cinq objectifs "sont réalisés à 100% [et] Paris 2024 est dans les clous".

Un concept "optimisé"

Cette réunion des partenaires, la dernière de 2018, intervenait quelques semaines seulement après que la commission exécutive du CIO avait approuvé le concept "optimisé" de l'organisation. En effet, Paris 2024 avait dans le cours de l'année revu son plan directeur des sites "à la lumière de la flexibilité offerte par l'Agenda olympique 2020". Pour le CIO, cette réorientation "permet d'éviter toute construction permanente non absolument nécessaire et d'offrir aux Jeux une nouvelle installation emblématique". Parmi les modifications du plan directeur, notons la tenue des épreuves de natation en un lieu unique (le futur centre aquatique olympique de Saint-Denis), ainsi qu'un héritage en termes de bassins de natation plus important que prévu en Seine-Saint-Denis, et la construction d'un Grand Palais éphémère sur le Champ-de-Mars, qui évitera celle d'un équipement temporaire au Bourget. Pour le CIO, ces changements permettront de "limiter le risque de dépassement budgétaire".

A propos d'équipements toujours, l'enquête publique portant sur la création de la zone d’aménagement concertée (ZAC) du village olympique et paralympique, la mise en compatibilité des plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes de Saint-Denis et de Saint-Ouen, et la réalisation d’un ouvrage de franchissement de la Seine entre Saint-Denis et l’Ile-Saint-Denis a été lancée le 17 décembre. Elle s'achèvera le 1er février 2019.

Les collectivités sollicitées

Peu avant, à l'occasion du Congrès des maires, Tony Estanguet, président de Paris 2024, avait présenté le label Terre de Jeux 2024 pour engager tous les territoires autour de la dynamique olympique. Dès l'été 2019, et pour la première fois dans l’histoire des Jeux, les collectivités territoriales pourront donc être labellisées. Leurs projets pourront porter tant sur le déploiement des actions de Paris 2024 que sur le lancement de leurs propres initiatives.

Enfin, l'actualité de Paris 2024 en cette fin d'année 2018 a mis en lumière un autre aspect des retombées attendues : la participation des entreprises locales aux futurs marchés publics. Le 19 décembre, la Chambre de commerce et d'industrie de la Seine-Saint-Denis, avec l'appui du conseil départemental, et la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques) ont convié quelque deux cents entreprises locales à une réunion d'information. Enjeu de cette rencontre : l'accès des TPE-PME et des acteurs de l'économie sociale et solidaire aux marchés de construction des ouvrages olympiques. Par ailleurs, le conseil départemental se positionne actuellement pour devenir un acteur central de la politique de recrutement et de formation de Paris 2024.

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