Aires éducatives : un nouvel appel à projets lancé par l'Office français de la biodiversité

Pour l’année scolaire 2022-2023, l'Office français de la biodiversité (OFB) vient de lancer un nouvel appel à projets doté de 600.000 euros pour poursuivre l’accompagnement et le développement du réseau d’aires éducatives sur le territoire.

Né il y a tout juste dix ans, aux Marquises (Polynésie française) de l’imagination des enfants de l’école primaire de Vaitahu qui ont souhaité protéger la baie se situant devant leur école, le concept d'aire éducative n'a depuis cessé de faire des émules en métropole et dans les outre-mer.  Plus de 600 établissements scolaires sont déjà engagés dans la mise en place de tels projets et ce réseau de petits territoires naturels gérés de manière participative par les élèves d’une école ou d'un collège, encadrés par leurs enseignants et une structure  d'éducation à l’environnement, se compose aujourd'hui de 261 aires marines éducatives et 367 aires terrestres éducatives. Objectif de la démarche, qui vise les classes du CM1 à la 3e : former les plus jeunes à l’éco-citoyenneté et au développement durable, reconnecter les élèves à la nature et à leur territoire et favoriser le dialogue entre les élèves et les acteurs de la nature (usagers, acteurs économiques, gestionnaires d’espaces naturels…).

Projets inscrits dans le long terme

Une aire éducative se développe tout au long de l’année scolaire et a vocation à durer sur le long terme. Sa mise en place nécessite au préalable trois étapes : identifier une structure ("le référent") pouvant accompagner le projet (acteur de l'éducation à l’environnement, gestionnaire d’espaces naturels, collectivités…) ; se rapprocher de la commune pour l’informer du projet et la questionner sur des sites d’accueil potentiels de l’aire éducative (le choix final revenant aux élèves) ; évaluer le coût du projet avec le référent afin de lancer des demandes de financement. La zone de l'aire éducative ne doit pas nécessairement se trouver dans un espace protégé mais être située à proximité de l'école. Les milieux peuvent être très variés, aussi bien à la campagne, à la mer, à la montagne qu'en ville (plage, zone humide, parc urbain, forêt, terrain vague, rivière...).
L’Office français de la biodiversité (OFB) coordonne le réseau des Aires éducatives sur la base des orientations prises par un comité de pilotage dont il est membre et qui réunit trois ministères (Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Transition écologique, Outre-mer) tandis que des groupes régionaux spécifiques appuient l’accompagnement dans les territoires.

Nouvel appel à projets en deux phases

Actuellement, le coût moyen de mise en place d’une aire éducative s’élève à 4.000 euros par an. Pour poursuivre l’accompagnement et le développement du réseau (la stratégie nationale biodiversité 2030 prévoit 1.000 aires éducatives en 2025), l'OFB vient de lancer un nouvel appel à projets doté de 600.000 euros pour l'année scolaire 2022-2023. Il cible les établissements scolaires ou les structures – souvent d’éducation à l’environnement – qui accompagnent les projets.
L’appel à projets se déroule en deux phases. La phase 1 concerne les projets qui seront dans leur 2e année ou au-delà à la rentrée scolaire 2022-2023 : le dépôt des candidatures peut s'effectuer jusqu'au 25 mai, sur le site Démarches simplifiées (anciens). A ce stade, la subvention de l’OFB ne peut excéder 1.600 euros nets par projet. La phase 2 vise les projets qui seront dans leur 1ere année à la rentrée scolaire 2022-2023 . Le dépôt des candidatures est prévu du 1er juin au 23 septembre, sur le site Démarches simplifiées (nouveaux). La subvention de l’OFB représentera 3.200 euros nets maximum par projet. Une inscription sur le portail de la démarche Sagae doit impérativement être faite pour que le dossier puisse être pris en compte.
Pour bénéficier de ces financements, les candidats doivent respecter certains critères et engagements comme par exemple respecter les valeurs et objectifs de la charte des aires éducatives ou veiller à réduire au maximum les émissions de CO2 dans le cadre du projet.
"A titre indicatif, 200.000 euros sont réservés pour financer les anciens projets et 400.000 euros pour les nouveaux ce qui permet de financer un nombre équivalent de projets vu la différence de coût", précise l'OFB qui ne peut financer que 80% du montant des projets. Les candidats doivent donc trouver les 20% restants. Une campagne de financement participatif via la plateforme la Trousse à projets dont le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, le réseau Canopée et l’Office central de la coopération à l’école sont membres fondateurs, peut permettre de récolter des fonds complémentaires.

 

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