Hérault

Aller à l'Eco-Ecole, c'est construire un projet environnemental pour l'école

Environnement

Energie

Tourisme, culture, loisirs

La communauté de communes du Clermontais, dans l'Héraut, a adhéré en 2005 au programme international d'éducation à l'environnement Eco-Ecole qui permet aux écoles de construire un projet environnemental pour le bâtiment scolaire, ses utilisateurs et ses gestionnaires et d'obtenir ainsi un label.

La communauté de communes du Clermontais (dix-huit communes, 20.000 habitants) a saisi l'occasion de la mise en place d'un nouveau système de collecte des ordures ménagères sur le territoire pour proposer en 2004 et 2005 à une vingtaine de classes des actions de sensibilisation à l'environnement. Cela s'est traduit  par l'opération "Y a de la récup dans l'art" qui consistait à faire intervenir des associations et des artistes auprès des élèves sur le thème du tri sélectif des déchets. "En 2001, nous partions d'une situation proche basée exclusivement sur le volontariat en matière d'ordures ménagères, raconte François Lieb, élu chargé de l'environnement et des ordures ménagères à la communauté de communes. En cinq ans, nous avons mis en place un système de collecte et de tri sélectif avec 80% de bons résultats. Malgré nos démarches, il restait 20% de la population que nous n'arrivions pas à toucher. Nous avons pensé que le seul moyen d'agir sur ces "indifférents" était de faire de la prévention et de travailler en profondeur avec les gamins des écoles : une sorte d'instruction civique avec une visée à long terme."
Pour prolonger cette première opération de sensibilisation et l'ouvrir sur d'autres thématiques, la communauté de communes a lancé un appel à candidature auprès des écoles du primaire pour les inviter à participer au programme international Eco-Ecole. Coordonné par la Fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe (FEEE) en 1994 et implanté dans 31 pays, il propose aux élèves et à tous les acteurs scolaires de réfléchir aux enjeux environnementaux pour les appliquer à leur propre école. L'objectif final est d'obtenir une labellisation Eco-Ecole.

Comité de suivi, diagnostic environnemental, plan d'action et éco-code...

Le projet Eco-Ecole se déroule sur trois années scolaires (2005/2006, 2006/2007, 2007/2008). Il se traduit concrètement chaque année par six à huit interventions d'un animateur de l'association "Demain la terre !". Au cours de ces séances, les élèves doivent participer à la création d'un comité de suivi (réunissant les enseignants, la direction de l'école, les élèves, les élus locaux, le personnel de l'établissement, les parents d'élèves, les représentants d'associations...). Ils doivent également établir un diagnostic environnemental (situation initiale de l'école et ses impacts sur l'environnement) et un plan d'action, ils doivent contrôler et évaluer la mise en œuvre des actions et réaliser un éco-code, code comportemental qui promeut des attitudes individuelles et collectives responsables vis-à-vis de l'environnement. Par ailleurs, l'obtention du label exige que des liens soient établis avec le programme scolaire et que l'école et la communauté soient impliquées (organisation de journées d'action, affichage du plan d'action à la mairie...). Le budget de cette opération la première année s'est élevé à environ 24.000 euros (interventions de l'animateur de Demain la terre !, déplacements, visites de sites, communication...) financés par le conseil général (25%), le conseil régional (15%) et la communauté de communes (60%).

Biocomposteurs et boîtes à goûter

En 2005/2006, les huit écoles participantes ont travaillé sur le thème des déchets. L'une de ces écoles, les Oliviers de Canet, a obtenu le label en fin d'année. "Cet établissement a mis en place des récupérateurs pour le papier, qui sert ensuite de papier brouillon, ainsi que des mini poubelles pour trier les déchets, raconte Lysiane Estrada, chargée de communication à la communauté de communes. D'autres écoles ont créé des bio-composteurs ou encore des boîtes à goûter qui permettent de diminuer l'utilisation d'emballages jetables." "Les enfants ont aussi modifié le comportement des enseignants, ajoute François Lieb. Ils ont par exemple réussi à obtenir l'interdiction de fumer ou de jeter des mégots dans la cour. En général, ils ne demandent pas des choses extraordinaires, ils sont très pratiques. Mais parfois, on ne peut pas répondre à leurs propositions. Ils apprennent ainsi qu'il faut faire des choix, ils le comprennent très bien. L'important pour eux, c'est de faire. La plus grande difficulté de cette initiative est que les enseignants sont très sollicités, il faut les convaincre que notre proposition est bonne. Il est parfois aussi difficile de motiver les élus, surtout quand ils font partie des 20% d'indifférents aux questions d'environnement. Par l'intermédiaire des enfants, ils peuvent réaliser qu'ils n'ont pas intérêt à rater un train où ils devraient être." 
Pour l'année 2006/2007 dix établissements participent à l'opération Eco-Ecoles, sept écoles, deux lycées dont un agricole et un collège, soit 30 classes référentes. L'objectif est d'obtenir le label pour les quinze écoles du territoire.

Maryline Trassard

Contact(s)

Communauté de communes du Clermontais

Espace Marcel Vidal - 20 avenue Raymond-Lacombe
34800 Clermont-l'Hérault
Nombre d'habitants : 16900
Nombre de communes : 20
Nom de la commune la plus peuplée : Clermont-l'Hérault (7400 hab.)

Lysiane Estrada

chargée de communication
lysianestrada@netcourrier.com

Rénovation thermique des bâtiments publics

Une priorité du Grand Plan d’Investissement pour favoriser les économies d’énergie, réduire les émissions de CO2 et encourager le développement des énergies propres.

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