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Après l'Ile-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes présente un plan de relance d'un milliard d'euros

Après l'Ile-de-France (voir ci-dessous notre article du 29 mai), c'est au tour de la région Auvergne-Rhône-Alpes de dégainer son plan de relance économique, d'une valeur d'un milliard d'euros, avec un effet de levier évalué entre 3 et 4 milliards d'euros dans les deux ans à venir. Présenté le 4 juin 2020, ce plan, structuré autour de quatre axes (l'emploi, la préférence régionale, le soutien à l'économie de proximité, et le développement d'une économie plus verte et plus numérique) doit permettre de sécuriser et/ou créer 50.000 à 100.000 emplois de proximité. "Nous avons mis un point d’honneur à protéger notre population dans le cadre de la crise sanitaire. Maintenant, notre obsession est de défendre nos emplois et notre économie régionale alors qu’un choc de croissance est attendu", souligne Laurent Wauquiez, président de la région, dans un communiqué publié le 4 juin.
La région compte relancer au plus vite les chantiers sur des projets mûrs, comme un campus à Grenoble, un internat à Clermont-Ferrand, inscrits dans le contrat de plan Etat-région (CPER), pour un budget de 100 millions d'euros et un effet de levier de 300 millions. "Certains sont prêts, il ne faut pas attendre, il faut les sortir tout de suite", a précisé Laurent Wauquiez lors de la présentation du plan.
Un système de "bonus relance" (250 millions d'euros) sera mis en place pour stimuler la commande publique locale dans le secteur du BTP notamment, pour des projets menés avant la fin de l'année 2020, et 220 millions d'euros seront injectés pour aider les communes à lancer des projets, à condition qu'ils démarrent dès le début de l'année 2021. L'économie de proximité (commerçants, artisans, hôtellerie-restauration) n'est pas oubliée. Elle bénéficiera de 80 millions d'euros d'aides de la région.
Le plan prévoit également 100 millions d'euros pour conforter le secteur de la santé et de la pharmacie, 10 millions pour mener une campagne de promotion pour relocaliser des sièges d'ETI ou grands groupes sur le territoire, et un fonds régional d'investissement de 100 millions d'euros "pour éviter à certaines entreprises de se faire racheter dans cette période incertaine et renforcer ainsi leur compétitivité", précise le communiqué de la région. 
Un green deal à l'échelle du territoire est envisagé pour faire de l'Auvergne-Rhône-Alpes la première région de France dans la protection de l'environnement et dans le top 5 européen, avec le développement de l'hydrogène, des investissements intensifiés en matière de mobilités propres, un développement de l'économie circulaire et une lutte contre l'enfouissement des déchets. Les financements européens seront orientés vers les projets qui répondent à ces objectifs.
Enfin, pour la formation, la région, non signataire du plan d'investissement dans les compétences (PIC), souhaite lancer un "plan de formation exceptionnel" pour ne pas attendre le choc de l'emploi, avec des sommes issues de la région et de Pôle emploi. Le détail du plan sera livré fin juin.

 

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