"Boussole des jeunes" : 21 nouveaux projets désignés lauréats

Projet destiné à améliorer l'accès des jeunes à leurs droits grâce à une plateforme numérique simple d’utilisation et à une mobilisation partenariale des professionnels, la "Boussole des jeunes" donne lieu actuellement à des expérimentations locales. Après une première sélection de 17 démarches en mars 2022, 21 nouveaux projets viennent d’être désignés lauréats de cet appel à projets qui est piloté par l'Anru pour le compte de l’État.

À quels droits et services les jeunes de 15 à 30 ans peuvent-ils prétendre ? Comment les aider à se renseigner sur les dispositifs existants et à mobiliser rapidement les services adaptés à leurs besoins ? La "Boussole des jeunes" vise à apporter des réponses simples à ces questions qui sont depuis longtemps au cœur des réflexions sur les politiques de jeunesse, à travers une plateforme numérique et un projet partenarial de territoire. 

Sur la plateforme, après avoir renseigné sa commune – et si cette dernière est bien couverte par une expérimentation en cours –, le jeune se voit proposer différentes thématiques, par exemple à La Rochelle (Charente-Maritime) : santé et bien-être, logement, emploi, mobilité internationale, formation. De quoi a-t-il besoin ? Sur la thématique logement par exemple, après avoir répondu à quelques questions sur sa situation, le jeune se voit indiquer les différents services auxquels il peut accéder – information et conseils, aide pour constituer une demande de logement… – et est invité à laisser ses coordonnées pour être contacté "d’ici sept jours maximum" par un professionnel compétent – en l’occurrence par une personne du comité local pour le logement autonome des jeunes, Cllaj 17.    

Des projets portés à différentes échelles

Alors que 17 expérimentations de la Boussole des jeunes avaient officiellement démarré en mars 2022 (voir notre article), 21 nouveaux projets – dont six sous réserve d’ajustements – ont été désignés lauréats de l’appel à projets le 8 novembre 2022 par Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la jeunesse et du service national universel. Opéré pour le compte de l’État par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), cet appel à projets de France 2030 "vise à accélérer la coopération d’acteurs autour de la 'Boussole des jeunes'", selon le communiqué du gouvernement et de l’Anru.

Issus des deuxième et troisième sessions de l’appel à projets, les lauréats sont des centres d’information jeunesse (CIJ) ou des centres régionaux d’information jeunesse (Crij), des Cllaj, des missions locales, des associations et un conseil départemental – celui des Pyrénées-Atlantiques. Le plus souvent, le périmètre du projet est départemental – Val-d’Oise, Martinique, Pyrénées-Orientales, Marne… On trouve également des projets à l’échelle de l’agglomération - Grand Angoulême, métropole de Grenoble… – et d’une région – Grand-Est. Le périmètre thématique est également différent d’un projet à l’autre, avec parfois un spectre large – "formation, emploi, logement, santé, engagement, mobilité internationale, vie quotidienne" par exemple dans le projet porté par un mouvement de jeunesse dans le Lot-et-Garonne – et dans d’autres cas une, deux ou trois thématiques.

Atteindre des jeunes éloignés des lieux d’accompagnement

Ouvert jusqu’au 30 juin 2023, l’appel à projets est destiné à permettre "un déploiement croissant de la Boussole". Les objectifs de la démarche sont de : "faciliter l’accompagnement des jeunes dans leur parcours d’accès à l’autonomie sans distinction de situation ou de profil", "remobiliser les jeunes les plus en difficulté", atteindre les "jeunes les plus éloignés des lieux d’information, notamment des territoires ruraux ou quartiers prioritaires de la politique de la ville", "capter un public inconnu des structures d’accompagnement", "apporter dans un délai bref (1 à 7 jours) des réponses opérationnelles et adaptées au besoin spécifique de chaque jeune" et "améliorer les coopérations d’acteurs autour des besoins des usagers, dans une logique transversale en vue d’une politique intégrée de jeunesse". Indiqué dans le communiqué, un premier résultat issu de l’expérimentation est présenté : dans l’agglomération de Reims, "40% des utilisateurs [de la plateforme, ndlr] se déclarent sans activité, à comparer aux 18% de la population de jeunes de 15-29 ans sans activité recensée sur ce territoire".

 

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