Contrats territoriaux de transition écologique : huit territoires engagés dans la démarche

Le 26 avril, c’est à l'occasion d’un déplacement dans le Gard sur un site en pleine reconversion industrielle que le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu a dévoilé les huit premiers territoires engagés dans l'élaboration d’un contrat de transition écologique (CTE).

Une nouvelle forme de contractualisation entre l’Etat et des collectivités volontaires, sortant de la simple logique d’appel à projet pour tendre vers un programme d’action coconstruit et pensé dans une approche ascendante (bottom-up), prend forme avec l'élaboration des premiers contrats de transition écologique (CTE). Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé ce 26 avril que huit territoires se sont lancés dans cette démarche visant à convertir leur tissu économique local autour de projets durables, dans une logique de transition énergétique (et non de revitalisation économique). Une vingtaine de ces contrats sont prévus dans le courant de l’année. Ces territoires bénéficieront d’un accompagnement de l’Etat "dans une logique de guichet unique".
Qui sont les premiers à s'engager ? On trouve parmi eux des intercos comme la communauté urbaine d'Arras (Pas-de-Calais), qui s’est appuyée pour se lancer sur son plan climat air-énergie territorial (PCAET) et un plus large projet de transition énergétique (en savoir plus ici). Ou encore un département pilote comme la Corrèze, qui recense actuellement les projets innovants et s’empare de la démarche pour anticiper les mutations économiques, créer des emplois dans l’économie verte en misant notamment sur la méthanisation et les circuits courts. Trois communautés d’agglomérations ont aussi franchi le pas. Pour celle de l’agglo havraise (Seine-Maritime, Codah), cela se fait assez naturellement dans la continuité d’une série d’actions (reconnaissance Territoire à énergie positive et Zéro déchet) et en parallèle à l’actualisation de son PCAET. Même chose pour la Carene Saint-Nazaire agglo (Loire-Atlantique), déjà expérimentée (TEPCV en 2015) et habituée à porter des projets structurants et innovants.
L’initiative est plus nouvelle pour la jeune communauté d'agglo Saint-Avold Synergies (Moselle), où le but est en partie de sortir de l’immobilisme en matière de reconversion d’anciens sites miniers - une problématique forte dans la région. Après des années d’imbroglios administratifs, cette agglo disposant d’une trentaine d’hectares de friches charbonnières vient enfin de leur trouver un avenir en y développant des centrales photovoltaïques. Une nouvelle interco se lance également, la communauté de communes Estuaire et Sillon (Loire-Atlantique), dans ce contrat volontariste avec l’Etat, parallèlement à la mise en place d’un PCAET. On l’aura compris, tous ces contrats sont uniques, ont pour fil conducteur une dynamique territoriale autour de l’économie circulaire et de la transition énergétique, et pour point commun leur inscription dans une logique de résultats. La métropole d'Aix-Marseille-Provence (Bouches-du-Rhône) et la communauté d'agglomération Territoire Côte Ouest à la Réunion vont aussi en élaborer un. Enfin, c'est aussi le cas de la communauté de communes du Pont du Gard et de l'agglomération du Gard rhodanien (Gard), où le contrat doit faire suite à la fermeture d’une centrale thermique d’EDF à Aramon et permettre d’accélérer un projet de "Cleantech Vallée" impliquant des entreprises et collectivités.

 

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