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En Franche-Comté, les étudiants soutiennent les lycéens en difficulté

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En 2006, la région Franche-Comté a mis en place un tutorat d'un genre particulier : encadrés par des référents universitaires, des étudiants se rendent dans les lycées pour y prodiguer des séances de soutien. Favorisant la proximité, dans un esprit "d'accompagnement", ce dispositif casse une image trop inaccessible de l'université tout en offrant à des étudiants une rémunération d'appoint. Pour l'année scolaire 2008-2009, dix-sept lycées ont ainsi fait appel à des étudiants tuteurs.

En 2005, le président du conseil régional de Franche-Comté a été très sensible aux thèmes évoqués par les étudiants lors des manifestations de fin d'année : égalité des chances, accès à l'enseignement supérieur, disparités sociales... Pour répondre à ces questions, la collectivité a proposé la mise en place d'une nouvelle forme de tutorat : il s'agit d'employer des étudiants de l'université de Franche-Comté pour donner des cours de soutien aux lycéens de la région. "Avec ce système, les étudiants peuvent arrondir leurs fins de mois tout en effectuant un travail en rapport avec leurs études. Les lycéens, eux, se voient offrir un soutien de qualité et peuvent se familiariser avec l'université qui leur semble parfois inaccessible", explique Antoinette Gillet, vice-présidente du conseil régional en charge de l'enseignement supérieur. En 2006, le conseil régional signe une convention avec l'université, assortie d'une subvention annuelle de 90.000 euros pour gérer et organiser le tutorat.

Le tutorat, mode d'emploi 

Les lycées intéressés par le dispositif s'adressent directement à l'université. Au sein de chaque UFR, des enseignants référents sont chargés de recruter les étudiants tuteurs et de les encadrer. Une fois sélectionné, l'étudiant tuteur signe une convention avec le proviseur du lycée concerné, le président de l'université et son enseignant référent. Les horaires et le programme sont fixés par l'enseignant référent, en accord avec le proviseur. Pendant toute la durée de la convention, l'étudiant est lié à l'université par un contrat de travail et ses frais de déplacement sont pris en charge. Payé 15 euros net de l'heure, il doit être au minimum en licence.
Afin de suivre le dispositif, le conseil régional réunit trois fois par an les acteurs concernés : le rectorat, la vice-présidente en charge de la vie étudiante, les proviseurs de l'ensemble des lycées concernés, les référents universitaires et un panel de tuteurs. Le tutorat remporte un succès croissant auprès des lycées et prend de l'ampleur d'année en année. En 2006-2007, le dispositif comptait trente-trois tuteurs et 357 lycéens répartis dans sept lycées. L'année scolaire suivante, soixante-deux tuteurs ont donné des cours à 601 lycéens dans quatorze lycées. "Pour 2008-2009, dix-sept lycées ont fait appel aux étudiants tuteurs", se réjouit la vice-présidente. Mais il reste encore deux difficultés à surmonter : trouver des créneaux horaires adéquats pour tous et rendre plus attractives les interventions dans les lycées éloignés de l'université. "Nous essayons de jouer sur l'origine géographique des étudiants rentrant chez eux le week-end, mais ce n'est pas suffisant, souligne Antoinette Gillet. Nous sommes en train de mettre en place des forfaits temps, pour les indemniser en fonction de leur temps de trajet."

Elisa Dupont / PCA pour les rubriques Expériences des sites Mairies-conseils et Localtis

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Antoinette Gillet

Deuxième vice-présidente, chargée de la recherche, de l'innovation, de l'université et de l'énergie
antoinette.gillet@elus.cr-franche-comte.fr
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