Ile-de-France

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En Ile-de-France, le transport du papier prend le chemin du fleuve

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La région Ile-de-France consomme des quantités impressionnantes de papier qui, depuis 2006, commencent à être transportées par le fleuve. 35.000 tonnes de vieux papiers rejoignent Rouen par la Seine : un mode de transport rentable et écologique. Demain, grâce à la généralisation des containers, les volumes transportés seront plus considérables encore.

Une fois par semaine, une barge transportant des balles de papiers compressés quitte la région parisienne pour Rouen. En Normandie, le papier est recyclé et renvoyé sur Paris sous forme de bobines destinées à l'impression des journaux. Jusqu'ici ce va-et-vient se faisait par la route ; il commence à être effectué par le fleuve. A très court terme, il pourrait atteindre 75.000 tonnes par an. La montée en puissance du transport par containers rendra également possible le transport par le fleuve des fragiles bobines de papier journal. La boucle sera alors bouclée.

 

Le premier port fluvial français de containers

Alors que le trafic fluvial baissait régulièrement, depuis le début des années 1970 jusqu'au milieu des années 1990, il enregistre depuis 1995 une progression constante, due pour l'essentiel au développement du transport par containers. Le Port autonome de Paris (PAP) en développant des terminaux à containers, a fourni aux acteurs du secteur des infrastructures adaptées et suscité de nouveaux trafics. Le trafic fluvial par containers en Ile-de-France a été multiplié par dix en dix ans, plaçant la région-capitale en tête des ports fluviaux français, devant Strasbourg et Lyon.
Catherine Candelier, conseillère régionale d'Ile-de-France et vice-présidente du PAP, se félicite de ce report modal : "Les réseaux routiers d'Ile-de-France sont aujourd'hui saturés. La crise énergétique, les niveaux atteints par la pollution de l'air, les nuisances engendrées par le trafic automobile imposent que nous trouvions des solutions alternatives au tout-camion. Le transport fluvial représente une réelle alternative qu'il nous faut développer. Si on prend l'exemple du transport du papier, il faut savoir qu'un convoi fluvial remplace 250 camions, 45.000 km/an de transport routier sont ainsi évités. Sur le bassin de la Seine, la route consomme (carburant) et émet (gaz à effet de serre) environ 2,5 fois plus que le fluvial à la tonne transportée."

 

Des ports dans les villes

Gilles Renaud, du Port autonome de Paris, constate pour sa part que les villes font pression sur les distributeurs pour qu'ils trouvent des solutions autres que les semi-remorques pour effectuer leurs livraisons. "Paris, dit-il, est une des rares capitales européennes à avoir conservé des activités portuaires industrielles en ville. C'est un atout considérable. La voie d'eau permet d'entrer et de sortir de la ville en douceur, sans faire de bruit. Aujourd'hui, 60% du trafic sont liés au secteur du BTP mais bien d'autres développements sont possibles en particulier en ce qui concerne la filière environnement." Le transport du papier entre dans cette filière qui se développe rapidement et que la région encourage.

 

Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

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Gilles Renaud

Gilles.renaud@paris-ports.fr

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