Virginie Fauvel/ Localtis

Erasmus+ : les collectivités françaises peuvent soutenir plus de projets 

Europe et international

Jeunesse, éducation et formation

Atteignant 43,8 millions d’euros en 2019, les fonds pour la coopération et la mobilité européenne des établissements scolaires du budget Erasmus+ - nom du programme pour la période 2014-2020 - sont en augmentation de près de 30% par rapport à 2018.  Nouveauté pour les collectivités territoriales en 2019 : elles peuvent coordonner des projets de mobilité Erasmus+ dans l'enseignement scolaire.  Les instructions pour gérer les conséquences du Brexit sur les contrats en cours avec les partenaires britanniques se font encore attendre. 

Au service d’une stratégie territoriale pour les élèves, les collectivités peuvent inciter les écoles, collèges et lycées à s’ouvrir à l’Europe et à de nouvelles approches pédagogiques au travers de deux types de projets : les projets de mobilité, et de partenariat. 

Au travers des projets mobilité, il s’agit de “soutenir les enseignants, et les personnels d’établissement scolaire en leur permettant d’aller se former ou enseigner en Europe”, précise un communiqué de l’Afccre (1) du  21 janvier 2019. En effet, depuis cette année, les collectivités territoriales et les EPCI, en partenariat avec les rectorats, peuvent coordonner des projets de “Mobilité”, s’ils regroupent au moins 2 établissements scolaires. Le dossier de subvention de projet mobilité doit être déposé le 5 février au plus tard. 

Dans le cadre d’un projet de partenariat de l’enseignement scolaire, les collectivités françaises, se positionnent en tant que “coordonnateur ou le partenaire” de l’enseignement scolaire. “Ces projets permettent de dynamiser les jumelages sur des thématiques très ouvertes  comme la culture, sport, environnement, citoyenneté, cohésion, …”, détaille l’Affcre sur son site. Associant autant des établissements scolaires, associations, entreprises, universités, etc. les partenariats ont vocation à soutenir "l’échange de pratiques ou le développement d’innovations pédagogiques”. Le projet doit être composé d’au moins trois structures de trois pays différents. Les délais pour le dépôt d’un dossier de subvention de projet partenariat sont fixés au 21 mars 2019. 

Flou sur les répercussions du Brexit 

Le Royaume-Uni ne sera plus un État membre de l’Union européenne le 30 mars 2019 à minuit, qu’il ait ou non conclu un accord de retrait d’ici là. Et le Brexit aura notamment des répercussions sur les projets de mobilité ou de partenariat Erasmus+ impliquant des partenaires britanniques. “A ce stade, l’agence nationale n’a pas reçu d’instructions officielles de la Commission européenne et du gouvernement français et n’est pas en mesure de communiquer sur les impacts potentiels concernant la réalisation des contrats en cours impliquant des partenaires britanniques”, indique le site Pénélope +, site officiel dédié à l'accompagnement des porteurs de projets d’Erasmus +.  “Pour les projets en cours, si des mobilités ou des activités d’apprentissage sont prévues au Royaume-Uni, il est recommandé de les mettre en œuvre avant le 29 mars 2019, date de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne”, est-il indiqué sur le même site qui encourage de fait “les partenariats avec les pays du Nord et de l’Est de l’Europe” et “en Allemagne” où de nombreuses formations en anglais sont dispensées. 


(1) Association française du Conseil des communes et des régions d'Europe

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