International - Gouvernance et objectifs de développement durable : les enjeux majeurs de Rio+20 pour Nicole Bricq

"La conférence Rio+20 doit être une étape importante mais il faut rester lucide et réaliste", a déclaré Nicole Bricq ce 13 juin en rappelant les enjeux de la Conférence des Nations unies sur le développement durable à laquelle le président de la République participera le 20 juin. Loin de l'enthousiasme qui avait prévalu lors de la première conférence de Rio il y a vingt ans, le rendez-vous de 2012 comporte un risque d'échec, a reconnu la ministre de l'Ecologie. Mais il y a tout de même des raisons d'espérer des avancées, selon elle. En matière de gouvernance, la France et l'Union européenne militent pour une organisation mondiale de l'environnement et sur ce point, elles peuvent déjà compter sur l'appui de l'Union africaine et de plusieurs pays d'Amérique latine et d'Asie. La Chine et l'Inde pourraient même les rejoindre. L'Organisation des Nations unies pour l'environnement, qui aurait son siège à Nairobi, au Kenya, aurait pour tâche de définir des programmes d'action et un calendrier de réalisation. Les acteurs de la société civile – les ONG mais aussi les collectivités territoriales – seraient quant à eux associés au conseil ministériel du développement durable du Conseil économique et social des Nations unies, qui pourrait se réunir avant l'assemblée générale des Nations unies, en septembre.
A Rio, il sera par contre beaucoup plus délicat de s'entendre sur un modèle de développement à promouvoir. La France souhaite que l'on définisse, à côté des objectifs du millénaire pour le développement, des objectifs de développement durable. Autrement dit, un modèle "faisant toute sa place à une économie sociale et solidaire et intégrant dans la création de richesse des objectifs sociaux et éthiques, ainsi qu'une nécessaire transition écologique et énergétique", selon les termes de la communication faite par Nicole Bricq en Conseil des ministres ce 13 juin. Pour la ministre, la meilleure manière pour les pays les plus développés d'entraîner les pays émergents dans cette voie est d'adopter un modèle économique le plus sobre possible en termes de consommation de ressources. Car dans les sommets internationaux, "la charge de la preuve revient aux pays riches", affirme-t-elle.

 

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