Gouvernement et régions engagent un programme de travail commun sur quatre chantiers

Les présidents de région étaient reçus le 20 juillet par Élisabeth Borne. Dans un souci de "cohérence" des actions de l'État et des régions, des travaux vont s'engager avec les ministères concernés sur quatre champs : l'emploi, la transition écologique, les mobilités et le développement économique et industriel.

Gouvernement et régions se sont engagés, lors d'une réunion mercredi 20 juillet à Matignon autour d'Élisabeth Borne, dans un "programme de travail commun" amené à se décliner dans les mois qui viennent.
"La Première ministre et les présidentes et présidents de région (…) ont décidé d'engager un travail visant à jeter les bases d'un nouveau partenariat avec l'ambition de donner à leurs travaux une dimension opérationnelle plus marquée", peut-on lire dans une déclaration commune diffusée par Matignon et Régions de France à l'issue de la rencontre. L'idée de fond étant d'œuvrer, par un "dialogue permanent", à "la cohérence des interventions" de l'État et les régions "dans le respect des prérogatives de chacun" - de "garantir la coordination" nécessaire à l'"efficacité de l'action publique".

Concrètement, quatre chantiers prioritaires ont été déterminés, sur lesquels des "discussions bilatérales" sont prévues avec les ministres concernés, en y associant les associations d'élus représentant les maires, intercos et départements. Il s'agira, "en s’inspirant de ce qui est fait de bien, sur le terrain, [de] trouver des solutions prêtes à être mises en œuvre rapidement". "Cette démarche pourra s’appuyer sur des expérimentations et conduire à des formes de différenciation entre les territoires", précise la déclaration.

Premier chantier, celui de l'emploi et de l'objectif de "plein emploi". Ce qui met notamment en jeu "le pilotage de l’offre de formation professionnelle et du service public de l’emploi", dans le contexte de mise en place de France Travail. La question de l'orientation des élèves est également mentionnée.
Deuxième pilier, la transition écologique. "La planification écologique (…) doit être territorialisée dans une logique de subsidiarité et s’appuyer notamment sur les compétences de planification stratégiques des régions", affirme la déclaration commune. Qui met également en avant la nécessité de travailler avec les échelons infrarégionaux s'agissant, notamment, de "la sobriété foncière, la préservation de la biodiversité, l’accompagnement des nouveaux modes de vie, la décarbonation et l’adaptation aux conséquences du changement climatique".
Vient ensuite le volet mobilités avec un "programme d’investissement conjoint entre l’Etat et les régions dans un cadre pluriannuel" qui devra être défini lors de la discussion du volet mobilité des CPER.
Enfin, un chantier économique et industriel, qui s'appuiera sur "une mise en œuvre territorialisée de France 2030".

Chaque ministère établira avec les régions un calendrier et une méthode. "L’avancée de leurs travaux sera examinée lors d’une nouvelle réunion plénière d’ici la fin de l’année", sachant qu'Élisabeth Borne retrouvera d'ici là les présidents de région lors de leur prochain congrès le 16 septembre à Vichy.
"Nous avons senti une vraie écoute", a déclaré à l'AFP la présidente de Régions de France, Carole Delga, à l'issue de la réunion qui a duré plus de deux heures. Renaud Muselier (Provence-Alpes-Côte d'Azur) a lui aussi salué une "très grosse attention, des propositions claires et précises".

 

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