Ile-de-France

Anne Lenormand avec AFP

En bref - Grand Paris Express : les départements et la région Ile-de-France réclament un "audit externe"

Organisation territoriale, élus et institutions

Mécontents des retards programmés du Grand Paris Express, les sept départements franciliens (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d'Oise) ainsi que la région Ile-de-France présidée par Valérie Pécresse (LR) ont demandé ce 10 avril un "audit externe" de ce projet de super métro et de la Société du Grand Paris (SGP) qui le pilote.
Dans un courrier au président du conseil de surveillance de la SGP, ils demandent la "tenue d'une séance exceptionnelle de ce conseil afin de procéder au lancement d'un audit technique et financier" des deux structures, indique leur communiqué. "En bouleversant, sans aucune concertation avec les élus ni avec la population, le calendrier de réalisation du Grand Paris Express, et en passant sous silence les causes réelles de cette décision, l'Etat a rompu brutalement l'équilibre de gouvernance et la relation de confiance qui avaient, jusqu'ici, permis l'avancement du projet", affirment-ils.
Le gouvernement a annoncé un nouveau calendrier le 22 février pour le super métro lancé sous Nicolas Sarkozy et affiné sous François Hollande, en confirmant la mise en service en 2024 de certaines lignes stratégiques (d'Orly à Saint-Denis via Paris et de Saint-Denis à Clichy-Montfermeil) mais en entérinant d'importants retards pour d'autres tronçons. Depuis, les départements ont fait entendre leur grogne à plusieurs reprises, en votant contre la nomination du nouveau président du directoire de la SGP Thierry Dallard le 9 avril ou le budget rectificatif le 22 mars.

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