Hausse de la pratique sportive : le temps passe, l'objectif demeure

L'Agence nationale du sport a confirmé l'ambition d'augmenter le nombre de pratiquants sportifs de trois millions d'ici à 2024 malgré la chute des licenciés depuis le début de la crise sanitaire. La mise en œuvre des projets sportifs territoriaux pourrait contribuer à atteindre ce but.

La crise sanitaire constitue un formidable exercice d'humilité et de persévérance tout à la fois pour les institutions sportives. Les décisions successives de confinement de la population, de fermeture des équipements sportifs puis d'interdiction d'accès à ces mêmes équipements aux non-détenteurs du passe sanitaire ont fait reculer la pratique sportive. Le nombre de licenciés dans les clubs a chuté d'environ 25% lors de la saison 2020/2021, et les prévisions pour la saison en cours sont à peine plus encourageantes. Tout cela a fait voler en éclats l'ambition annoncée dès 2017 d'une augmentation de trois millions de pratiquants d'ici à 2024, année de la tenue des Jeux olympiques de Paris.
Pourtant, le cap est toujours fixé sur ce chiffre. Le conseil d'administration de l'Agence nationale du sport (ANS), réuni le 7 octobre, l'a confirmé. Pour y parvenir, "l'agence a engagé un travail de concertation avec ses membres vers la définition d’une stratégie de développement des pratiques sportives". Une stratégie qui se veut "inclusive, ambitieuse et inspirante", et "qui sera animée dans une démarche hautement participative". Un plan d'actions sera présenté au conseil d’administration de mars 2022. Ce qui, in fine, reviendra à tenter de passer la barre des trois millions de pratiquants supplémentaires en deux ans à peine, au lieu des sept prévus initialement.

Les conférences régionales à la manœuvre

Pour réaliser cette "remontada", l'ANS s'appuiera sur les conférences régionales du sport. Désormais installées dans toutes les régions métropolitaines, elles ont pu "avancer significativement sur la réalisation des diagnostics territoriaux" durant l'année. Prochaine étape pour elles : la rédaction des projets sportifs territoriaux "qui devraient être validés et votés dès la fin de cette année et lors du premier semestre 2022". Il sera alors temps d'installer les conférences des financeurs. Leur but ? Centraliser les informations sur les différentes opportunités de financement des porteurs de projet, en matière d'équipements sportifs notamment, afin de rendre "plus lisible" à l’échelle d’un territoire l'action de chacun (conseils régionaux, départementaux, communes et autres établissements publics).
Autre axe de développement évoqué lors du CA : les quelque deux cents dossiers qui seront soutenus dans le cadre d'Impact 2024, un appel à projets à destination des associations et des collectivités qui portent des projets innovants utilisant le sport comme outil d’impact social.
On notera encore que le conseil d'administration de l'ANS du 7 octobre a été l'occasion de porter David Lazarus, maire de Chambly (Oise) et coprésident du groupe de travail sport de l'AMF, à l'une des trois vice-présidences de l'agence, au titre du collège des collectivités territoriales.
Quant à la délibération sur les crédits de l'Agence nationale du sport au titre du projet de loi de finances pour 2022, qui prévoit une enveloppe de 315 millions d'euros, dont 135 millions dédiés aux équipements, elle devrait intervenir lors de son prochain conseil d'administration, au mois de décembre.

 

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