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Intermittents du spectacle : un secteur en pleine croissance avant la crise

En 2019, la France comptait 276.000 intermittents du spectacle, résidant principalement en Île-de-France, soit une hausse de près de 1 % en un an, mais de 13 % par rapport à 2010, révèle une étude de Pôle emploi datée de septembre 2020. Le secteur a généré 2,5 milliards d’euros de masse salariale (+ 3,3 %) pour plus de 112 millions d’heures travaillées.

Alors que les professionnels du spectacle ne devraient pas retrouver avant de longs mois un rythme d’activité normal, une étude de Pôle emploi illustre le poids des intermittents dans le secteur. À partir des données de 2019, il ressort ainsi que 276.000 personnes étaient salariées intermittents du spectacle l’an dernier, engagés en CDD, notamment en CDD d’usage, qui ont travaillé? au moins une heure au cours de l’année pour un ou plusieurs employeurs. Si leur nombre a peu progressé entre 2019 et 2018 (0,9%), il a revanche bondi de 13% depuis 2010. Les salariés intermittents du spectacle sont majoritairement des hommes (63,2%), dont l’âge moyen est de 40,6 ans et ils résident principalement en Île-de-France (41,7%) où se concentrent le plus grand nombre d’employeurs (18,2 %), suivie des régions Occitanie (15,1%), Auvergne-Rho?ne-Alpes (12,3%) et Nouvelle-Aquitaine (10,7%).

4,5 millions de contrats de travail

La majorité, 167.000 (+ 1%), exerçaient un emploi artistique et 40% (109.000 - + 0,8%) occupaient un emploi technique. En moyenne, un salarie? a effectué? 16,4 contrats au cours de l’année 2019, les techniciens effectuant plus de contrats que les artistes (21,1 contre 13,3). Un quart d’entre eux ne réalise qu’un seul contrat au cours de l’année. Au total, 4,5 millions de contrats de travail ont e?te? exécutés au cours de l’année 2019 (+1,9%), partagés a? parts égales entre les emplois artistiques et techniques (respectivement 49,2% et 50,8%). La répartition est sensiblement différente en ce qui concerne les heures travaillées : 46,9% et 41,1%. 

Avec une hausse de près de 3 % (2,6%), le volume d’heures travaillées au cours de l’année 2019 a progressé davantage que le nombre des contrats. Il s’est élevé a? 112,4 millions, dont 65,4 millions pour les emplois techniques (58,2%) et 47,0 millions pour les emplois artistiques (41,8%). En moyenne sur l’année 2019, un intermittent a travaillé 407 heures contre 400 heures en 2018 (+1,6% en un an). Le volume horaire des techniciens est deux fois supérieur a? celui des artistes avec respectivement 600 et 281 heures travaillées en moyenne au cours de l’année.

Les emplois techniques génèrent davantage de masse salariale

Au regard du dynamisme de l’activité des intermittents du spectacle, la masse salariale a également fortement progressé (+ 3,3%) passant la barre des 2,5 milliards d’euros (2,531 milliards contre 2,449 milliards en 2018) dont 1,6 milliard d’euros (+ 2,7%) provient des emplois techniques. Les secteurs du spectacle vivant versent 37,8% de la masse salariale totale.

Les employeurs des secteurs professionnels (audiovisuel, spectacle vivant) représentent un quart des employeurs mais créent plus de 90% de l’activité? totale en termes d’heures travaillées et de masse salariale. Ils emploient 28,6 salariés en moyenne contre 4,1 salariés pour les employeurs hors secteurs professionnels. 40,1% sont localisés en Île-de-France.

Musique-chant et son-éclairage-vidéo dominent

Au sein de chaque famille d’emplois, un emploi prédominant s’observe : les artistes de la musique et du chant représentent 44,9% (soit 75.000 personnes) de l’ensemble des artistes ; avec 39.000 intermittents, les techniciens son, éclairage, vidéo et image totalisent 35,5% de l’ensemble des techniciens.

 

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