Le conseil régional du Centre structure la filière bio

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Approvisionner les lycées en produits biologiques de proximité nécessite d’organiser l’offre… et la demande. Partant de ce constat, le conseil régional du Centre a créé une société coopérative d’intérêt collectif (Scic). C’était le chaînon manquant d’un ensemble de dispositifs visant à développer une agriculture de qualité dans la région.  

Le conseil régional du Centre souhaite développer la consommation de produits issus de l’agriculture biologique dans les lycées dont il a la responsabilité. Il veut, de plus, que ces produits soient récoltés au plus près des consommateurs, ce qui n’est pas aisé. A l’heure actuelle 70% de la production bio issue du groupement de producteurs de maraîchers "Paniers du Val de Loire" sont destinés à l’Ile-de-France. Afin de permettre à ces derniers de se diversifier et de contacter la restauration collective, la région a voulu rassembler tous les acteurs de la filière bio. C’est dans le champ de l’économie sociale et solidaire qu’elle a trouvé la structure qui lui manquait : la société coopérative d’intérêt collectif (Scic).

Le trait d’union entre producteurs et consommateurs

Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente chargée de l’économie, de l’emploi, de l’agriculture et de l’artisanat en région Centre, se réjouit d’avoir trouvé le moyen de lier l’offre et la demande : "L’intérêt de la Scic est qu’elle permet d’associer les producteurs, l’industrie agro-alimentaire qui transforme les produits, les collectivités et les parents d’élèves. Nous nous appuyons également sur un grossiste, qui nous fournit une plateforme logistique de façon à maîtriser au mieux le coût. Cette coopérative est le point d’orgue de la politique que nous menons afin de développer une agriculture biologique de proximité."
Créée en mars 2010, la coopérative Selfbio-Centre emploie trois salariés et a un chiffre d’affaires de 90.000 euros. Sa directrice, a prévu de dépasser le million d’euros en 2011 et voudrait, en 2014, livrer 10% des collectivités en produits bio. "Grâce à l’entrepôt de 200 m2 que nous louons à notre prestataire logistique, nous pouvons massifier les achats et réduire les coûts, précise-t-elle. De plus, il permet à nos clients de voir les produits, ce qui en phase de lancement est très important".

Une politique d’ensemble menée par la Région

Forte d’une avance de 200.000 euros sur trois ans consentie par le conseil régional, la Scic a trouvé facilement sa place dans la politique globale menée par la région Centre en faveur du bio. La coopérative est confortée par différents dispositifs. Certains visent à accompagner les agriculteurs qui souhaitent passer du conventionnel au bio et obtenir une certification. Par ailleurs, des formations sont proposées aux cuisiniers de la restauration collective de façon à leur permettre de mieux utiliser les produits locaux. En outre, les élèves sont, quant à eux, incités à diversifier leur alimentation et leur connaissance de la nutrition avec l’opération Self au Centre. Des projets continuent à voir le jour : lorsque la coopérative aura pris son rythme de croisière, la région envisage des mesures telles que la promotion "des produits régionaux de qualité" issus ou non de l’agriculture biologique de façon à renforcer, encore, les circuits courts.

Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net

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Florence Lejars

chargée de l'agriculture biologique à la région.
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