Gard

Le Gard développe le bio de proximité

Développement économique

Tourisme, culture, loisirs

Le Gard ambitionne de devenir le premier département bio. Pour y parvenir, le conseil général a élaboré un plan d'actions en partenariat avec les acteurs professionnels locaux. Dans ce cadre, il s'engage à consacrer 20% de son enveloppe agricole à la filière bio pour le financement d'initiatives innovantes.

Le Gard a inscrit sa politique agricole dans une démarche de développement économique et social responsable. "L'objectif est de répondre aux attentes sociétales en matière de protection de l'environnement et d'amélioration de la qualité des produits. Un audit réalisé en 2008 a permis de faire un état des lieux de la filière bio, de la demande, de la production du département et de recenser les acteurs", explique Philippe Castanet, responsable du service Agriculture du conseil général du Gard. Le diagnostic a notamment révélé une inadéquation de l'offre à la demande et un recours important à l'importation - notamment de produits en provenance d'Italie - au détriment des filières bio locales.

Un savoir-faire déjà existant

Le diagnostic a également permis de quantifier la part du bio dans l'agriculture gardoise. Dans ce domaine, le département dispose d'une expérience et d'un savoir-faire reconnu : le département est leader national pour l'utilisation des produits bio en restauration collective, deuxième en nombre de producteurs (438), dixième en surfaces agricoles (9.000 ha) et compte plus de 80 entreprises de transformation, commerciales et artisanales bio. Fort de ces atouts, le conseil général, avec le soutien du centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural du Gard (Civam Bio) et de la chambre d'agriculture, a souhaité renforcer son action dans ce secteur. A cet effet, il a décidé de se doter d'un programme d'actions départemental pluriannuel de développement de l'agriculture biologique. visant à encourager les agriculteurs gardois à se lancer ou renforcer leurs positions sur le marché déjà existant du bio de proximité.


Plan d'actions : depuis le conseil et la formation jusqu’à l’appui à la commercialisation

Le plan d'actions a été établi avec les professionnels du monde agricole. Plus de 40 groupes de travail, composés d'agriculteurs, d'entreprises et d'organismes professionnels agricoles se sont réunis par filière (élevage, viticulture, fruits et légumes, céréales, plantes aromatiques et médicinales) et par thématique afin de recenser les besoins en termes de formation, d'appui technique, de matériels ou encore d'aides aux investissements. "La mise en place du programme a un effet catalyseur pour l'ensemble des acteurs. La filière est sortie renforcée en amont grâce à la mise en place d’une offre de conseils techniques, de formations et la création d’un verger expérimental, ainsi qu’en en aval, grâce à l'appui offert aux entreprises pour la conquête de nouveaux marchés, le développement de circuits de commercialisation, ainsi que la promotion et la communication autour des produits bio gardois", précise le responsable du service agriculture du conseil général. Les financements du département ont représenté 500.000 euros en 2009, soit 20% de son enveloppe dédiée à l'agriculture.

Un premier bilan

A ce jour, 112 projets de conversion à l'agriculture biologique ont abouti et 2.500 hectares sont passés en bio. La création du Raspaillou, un pain bio labellisé AB et fabriqué avec de la farine gardoise, la modernisation de bâtiments d'élevage avec atelier de transformation, mais également le développement de la restauration collective avec une participation supplémentaire du département à hauteur de 55.000 euros, et la création d’un point "Info Bio" sont autant d'exemples d'initiatives financées en 2009 dans le cadre du plan.

Marèva Tixier / PCA pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils
 

Contact(s)

Conseil général du Gard

3, rue Guillemette
30000 Nîmes
04 66 76 76 76

Philippe Castanet

Responsable du service agriculture
castanet_p@cg30.fr

Territoires Conseils

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