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Anne Lenormand pour Localtis

Les Français de plus en plus préoccupés par le changement climatique et ses conséquences

Environnement

Le changement climatique arrive en tête des préoccupations environnementales des Français, selon le baromètre de l'opinion 2018* publié par les agences de l’eau, le ministère de la Transition écologique, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et l'Assemblée des communautés de France (ADCF). Depuis 2011, année de la première édition de l'enquête, ce sujet a progressé de 9 points. 47% des Français le citent aujourd'hui. Viennent ensuite la biodiversité (45% de citations, +12% en 7 ans) et la qualité de l'eau potable (42%). Les personnes interrogées se révèlent aussi très au fait des conséquences du changement climatique : 91% jugent ses impacts importants sur l'intensité et la fréquence des sécheresses, 91% citent aussi ses conséquences sur la faune et la flore aquatique, 90% sur les risques d'inondations, 90% sur le recul des côtes et l'érosion du littoral et 86% sur la qualité de l'eau des rivières.

La réduction des pollutions, enjeu numéro un dans le domaine de l'eau

Dans le domaine de l'eau, 59% des personnes interrogées désignent la réduction des pollutions des rivières et des eaux souterraines comme premier enjeu. Près de la moitié d'entre elles (47%) font des pesticides utilisés dans les champs et dans les jardins la première cause de dégradation de l'état de l'eau des rivières, suivi, pour 26% d'entre elles, des substances dangereuses difficiles à traiter. Pour contribuer à améliorer la situation, 56% se disent prêtes à faire attention aux produits rejetés dans les canalisations, 37% à entretenir leur jardin avec des produits et des techniques naturels et 32% à acheter des produits non polluants pour les activités de bricolage. 42% des Français font de la préservation de la biodiversité aquatique le deuxième enjeu dans le domaine de l'eau mais ils peinent à désigner de manière claire des priorités d'actions dans ce domaine. 32% d'entre eux citent la nécessité de faire respecter les réglementations et 22% une gestion des espaces collectifs sans pesticides.
53% des personnes interrogées considèrent que la gestion des inondations dans leur région est satisfaisante. Pour limiter le risque inondation, ils sont 39% à citer d'abord l'interdiction des constructions dans les zones à risque. Ils ne sont que 18% à évoquer la limitation du goudronnage des sols et 17% l'entretien des cours d'eau.
Enfin, 38% des personnes interrogées font de l'éducation et de la sensibilisation de tous les publics la priorité numéro un pour garantir une bonne gestion de l'eau dans son milieu naturel et préserver l'état des rivières, des fleuves, des lacs et des nappes phréatiques. Dans la même logique, 89% jugent utile la possibilité d'avoir des informations sur les gestes possibles pour participer à la préservation de la qualité des rivières. Plus globalement, les souhaits d'information sur les différents sujets liés à l'eau sont importants.


*"Préserver les ressources en eau et les milieux aquatiques : qu'en pensent les Français ?" Etude réalisée par Ifop par téléphone du 18 juin au 3 juillet 2018, auprès de 3.508 personnes réparties par bassin (Loire-Bretagne : 603, Artois-Picardie : 400, Adour-Garonne : 601, Rhin-Meuse : 401, Seine-Normandie : 602, Rhône-Méditerranée : 600 et Corse : 302). Échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas) après stratification par bassin et par région.

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