Mobilité - Les habitants des grandes villes réclament encore plus de transports publics

A l'occasion de la cérémonie des vœux de l'Union des transports publics (UTP), le 14 janvier, son président, Cyrille du Peloux, a présenté les résultats du deuxième "Observatoire de la mobilité" (1) qui mesure les grandes tendances de la mobilité des habitants des agglomérations de plus de 50.000 habitants.
En 2009, 48% des habitants ont diminué au moins un type de déplacements : 29% ont déclaré avoir réduit l'usage de la voiture et 21% leurs déplacements en ville en général, tous modes de transport confondus. Parmi ces 48% de personnes interrogées, 40% affirment se déplacer moins pour des raisons écologiques et 23% du fait de la crise économique. Sans surprise, pour la deuxième année consécutive, près de 60% des habitants des grandes villes affirment avoir une image positive des déplacements en transports publics. Seuls 35% se prononcent en faveur de l'usage de la voiture individuelle. Le coût des déplacements en transports publics est moins souvent perçu en hausse que l'an dernier même s'ils sont plus nombreux qu'en 2008 à estimer que ce coût a davantage augmenté ces 10 dernières années que celui des déplacements en voiture.
Malgré leur bonne image, les transports publics continuent d'être plus souvent empruntés par les 18-24 ans et restent davantage utilisés pour accéder aux lieux de loisirs que pour aller faire ses courses ou se rendre sur son lieu de travail. 32% des habitants continuent à ne jamais les utiliser. Pour ces réfractaires, les deux raisons les plus souvent évoquées sont les fréquences jugées insuffisantes et la mauvaise localisation des arrêts.
Concernant les axes d'amélioration, près de 70% des habitants déclarent qu'ils prendraient davantage les transports publics s'ils étaient plus fréquents, 64% s'ils étaient plus ponctuels, 56% si l'information sur le tracé des lignes et la situation des arrêts étaient mieux connues, et 53% si le confort était amélioré. En ville, pour rendre les déplacements en bus plus rapides, plus de 30% des habitants se disent favorables à "la création de lignes express réservées aux transports publics".
Pour 35% des personnes interrogées, l'argument décisif qui les convaincrait d'emprunter davantage les transports publics est la volonté de faire baisser la pollution. Pour limiter la circulation automobile, 29% des habitants sont favorables à la création de péages pour les automobilistes souhaitant circuler en centre-ville mais c'est l'action sur le stationnement (augmentation du prix et diminution du nombre de parkings) qui leur paraît la plus importante.
Au final, les trois pistes les plus citées pour améliorer la circulation en ville sont la création de parcs de stationnement en périphérie, le développement du covoiturage et le développement des transports publics.

Anne Lenormand

 

(1) Etude réalisée par l'institut BVA du 16 au 21 novembre 2009 par téléphone auprès d'un échantillon de 1006 personnes, représentatif des habitants des agglomérations de plus de 50.000 habitants, âgés de 18 ans et plus.
 

 

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