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Anne Lenormand

Qualité de l'air - Les zones rurales moins exposées à la pollution aux particules

Environnement

Energie

"Les niveaux de particules, d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de métaux lourds, mesurés entre 2009 et 2010 dans les zones rurales françaises, sont inférieurs aux normes européennes sur la qualité de l'air, à l'exception d'un site situé en fond de vallée alpine" : tel est le principal enseignement de l'étude Particul'air publiée ce 28 février par l'Ademe. Ce programme inédit réalisé en partenariat avec le CNRS, un laboratoire universitaire et huit associations de surveillance de la qualité de l'air permet de disposer de nouvelles informations sur les sources de pollution aux particules en se focalisant sur les zones rurales, rarement étudiées. L'étude Particul'air a consisté à mesurer la qualité de l'air dans neuf communes rurales de régions différentes, allant de Sarzeau (Morbihan), au bord de l'océan Atlantique, à Lescheraines (Savoie), dans les Alpes, en passant par la Basse-Normandie, le Centre, Poitou-Charentes, le Limousin, l'Auvergne ou la Franche-Comté. Seul le village alpin de Lescheraines (700 habitants) présente un niveau élevé de particules et de HAP dans l'air. Selon l'Ademe, cela s'explique par "l'accumulation  dans l'air des polluants émis localement, sous l'effet du phénomène d'inversion de température caractéristique de ces zones dites de fond de vallée".
L'étude a permis d'identifier la combustion de biomasse (chauffage individuel au bois et brûlage à l'air libre de déchets verts) comme source principale de cette pollution en fond de vallée. L'Ademe recommande, pour améliorer la qualité de l'air tout en poursuivant le développement de la biomasse,  de remplacer les appareils vétustes par des appareils de chauffage au bois hautement performants, peu émetteurs de particules - nouveaux inserts fermés, poêles et chaudières dans les logements individuels et appareils dégageant une puissance thermique supérieure à 2 MW dans les logements collectifs. Rappelant par ailleurs que le brûlage des déchets à l'air libre est interdit, l'agence met en exergue les solutions alternatives, notamment les actions individuelles (paillage et compostage) ou collectives (collecte sélective au porte-à-porte ou en apport volontaire et valorisation collective par compostage ou méthanisation).

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