Nouveau projet de rapprochement des établissements d'enseignement supérieur lyonnais

Plusieurs établissements d'enseignement supérieur lyonnais ont annoncé jeudi 10 juin 2021 leur volonté de s'associer au sein d'un nouveau "consortium" baptisé Lynx (LYoN eXcellences), espérant lever 140 millions d'euros dans le cadre d'un plan de relance. La naissance de cette structure, qui répond à l'appel à projet gouvernemental PIA4 sur les investissements d'avenir, intervient après l'échec de l'Idex (initiative d'excellence) qui portait l'ambition d'une université de rang mondial implantée à Lyon et Saint-Étienne. Ce projet controversé avait définitivement sombré à l'automne quand l'université de Saint-Étienne avait refusé d'en voter les statuts.

La structure proposée en remplacement regroupera 5.700 enseignants-chercheurs et plus de 1.100 chercheurs membres de 170 unités de recherche. Elle accueillera 116.000 étudiants contre 140.000 pour le projet d'Idex avorté, auquel était associée l'ENS de Lyon, absente de Lynx. Outre les trois universités lyonnaises, six écoles d'ingénieurs (dont l'Insa, Centrale Lyon et les Mines Saint-Étienne) et six organismes de recherche parmi lesquels le CNRS et l'Inserm rejoignent le nouvel ensemble. Cet "écosystème", selon ses promoteurs, associe aussi les Hospices civils de Lyon (HCL), le centre Léon-Bérard de lutte contre le cancer ou l'hôpital du Vinatier, structure locale référente en psychiatrie et santé mentale.

Cinq ministères (Enseignement supérieur, Transition écologique, Industrie, Agriculture, Solidarité) exercent leur tutelle sur les différents établissements du consortium, "quelque chose d'assez exceptionnel", selon Frédéric Fleury, le président de l'université Claude-Bernard Lyon 1, qui se félicite d'avoir "construit en quelques mois un projet fédérateur" avec ses homologues.

Quatre grandes priorités scientifiques transdisciplinaires ont été retenues: santé globale, changements environnementaux, sociétés en mutation et matériaux et fabrications durables. Les promoteurs de Lynx espèrent être labellisés dès l'automne pour pouvoir répondre à des appels à projet opérationnels à la rentrée 2022, selon Nathalie Dompnier, présidente de l'université Lumière Lyon 2.

 

Voir aussi

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis

Choix du format

 

Pour en savoir plus sur le traitement de vos données nous vous invitons à consulter notre Politique de protection des données à caractère personnelle