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Observatoire 2019 de la biodiversité végétale en ville : le zéro phyto bien anticipé

Selon l'Observatoire 2019 de la biodiversité végétale en ville publié ce 24 octobre, qui s'appuie sur les données de 122 villes et intercommunalités de plus de 10.000 habitants, les collectivités ont bien anticipé le passage au zéro phyto, 44% d'entre elles ayant déjà mis en place des mesures alternatives aux pesticides avant l'application de la loi Labbé.

Publiés conjointement ce 24 octobre par l'association Pacte pour le Jardin, Val'hor, le GNIS (interprofession des semences et des plants), CDC Biodiversité, Ecocert Environnement et Villes de France, les résultats 2019 de l'enquête de l'Observatoire de la biodiversité végétale en ville abordent des sujets aussi variés que la gestion des espaces végétalisés, l'urbanisme, les aménagements et la connaissance de la biodiversité. Ils présentent aussi pour la première fois des chiffres sur le passage au zéro phyto dans les collectivités territoriales. Ainsi, sur les 122 villes et intercommunalités de plus de 10.000 habitants ayant transmis librement leurs données, 44% n'ont pas vu la gestion de leurs espaces verts impacté par l'application de la loi Labbé, entrée en vigueur au 1er janvier 2017. Elles avaient en effet déjà mis en place des mesures similaires. La loi Labbé est également étendue aux cimetières chez 45% des répondants. En revanche, seules 23% des collectivités appliquent le zéro phyto aux terrains de sport.

Les méthodes alternatives

Parmi les méthodes alternatives de désherbage les plus utilisées, le paillage arrive en tête, puis la mécanique, le choix des végétaux et les produits de biocontrôle. Pour lutter contre les parasites, 80% des collectivités placent en tête le choix des végétaux (variétés résistantes, évitement de certaines espèces), 74% acceptent un taux d'attaque et 67% ont recours à la lutte biologique. L'enquête montre aussi que dans 68% des collectivités, certains agents en interne ont suivi une formation sur la gestion écologique. Chez 21% des collectivités, cette formation a concerné l'intégralité des agents. 36% font aussi appel à des entreprises du paysage formées à la gestion écologique.
"Parmi les enjeux du prochain mandat, la connaissance des jardins privés et l'accompagnement des particuliers par les collectivités territoriales restent des axes ayant des marges de progrès très conséquentes", soulignent les partenaires de l'Observatoire.  Chacun d'entre eux va engager prochainement des démarches incitatives pour mieux prendre en compte cet aspect de la biodiversité végétale en ville, tant sur les espaces publics, collectifs ou partagés, que sur la connaissance des jardins privés.
 

 

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