PLF 2022 : un budget "historique" pour le ministère de la Transition écologique

Avec près de 50 milliards d'euros en 2022, le ministère de la Transition écologique se félicite du niveau "historique" de son budget, en hausse de 3% et du "coup de frein" à la baisse de ses effectifs. 

En hausse de 3% (+1,5 milliard d'euros) par rapport à 2021, le budget du ministère de la Transition écologique va atteindre près de 50 milliards d'euros en 2022 hors plan de relance (49,9 milliards d'euros précisément), un niveau qualifié d'"historique" par le cabinet de la ministre, Barbara Pompili. "On n'a jamais autant investi pour la transition écologique, qui figure dans les cinq premiers budgets de l'État", insiste-t-on. Depuis le début du quinquennat, il aura progressé de "20 %". À ce montant de près de 50 milliards s'ajoutent les 30 milliards d'euros du plan de relance dont" 70% seront engagés fin 2021", assure le ministère.
La hausse du budget concerne notamment la transition écologique, hors énergies renouvelables (+13%), le logement (+7%) et les transports (+3%). Le logement va mobiliser 17,1 milliards d'euros dont 13,1 milliards pour les aides et l'accès au logement, 2,7 milliards pour l'hébergement d'urgence et 1,3 milliard pour l'urbanisme (voir notre article), la transition écologique - énergie, climat (dont Ma Prime Rénov' qui voit son financement pérennisé dans ce budget 2022), biodiversité, prévention des risques… - 15,9 milliards, les mobilités 8 milliards dont 6,9 milliards pour les infrastructures, les services et les opérateurs de transports, et les autres dépenses (régimes spéciaux de retraite, masse salariale, recherche) 8,8 milliards.

6,1 milliards d'euros pour les énergies renouvelables

En 2022, 8,4 milliards d'euros seront consacrés aux charges du service public de l'énergie dont 6,1 milliards d'euros pour les énergies renouvelables. "Ce niveau s'inscrit dans le mouvement de hausse régulière depuis le début du quinquennat, après le ressaut intervenu en 2021, lié à la baisse des prix constatée lors de la crise sanitaire", commente le gouvernement.
L'Ademe devrait notamment bénéficier d'une hausse de 50 millions d'euros de son budget en 2022, qui atteindra un total de près de 600 millions d'euros pour financer notamment le fonds chaleur ou encore le développement de la filière hydrogène.

Budget en forte hausse pour le fonds Barnier

La préservation de la biodiversité, de l'eau et la "résilience des territoires" sont également érigés en "enjeux prioritaires". Après une hausse de ses ressources de 49% en 2021, le budget du fonds de prévention des risques naturels majeurs ou fonds Barnier est porté à 235 millions d'euros en 2022 dont 30 millions pour financer les dépenses liées à la tempête Alex d'octobre 2020 dans les Alpes-Maritimes. Dans la perspective de la tenue des Assises de la forêt et du bois fin 2021, les moyens dédiés aux missions d'intérêt général biodiversité de l'Office national des forêts (ONF) vont être rehaussés. Le budget consacré à la gestion des écosystèmes forestiers augmente ainsi de 2,3 millions d'euros en 2022. Les moyens des agences de l'eau sont aussi confortés pour soutenir des projets en faveur de l'adaptation au changement climatique, de la préservation des milieux aquatiques et marins, de la réduction des pollutions. Le Conservatoire du littoral va également bénéficier d'1,5 million d'euros de ressources supplémentaires pour acquérir des terrains avec les collectivités. Une aide d'1,5 million d'euros est aussi prévue dans ce budget 2022 pour aider les collectivités du littoral à cartographier le recul du trait de côte préalablement à des opérations d'aménagement.

Priorité au ferroviaire

Dans le domaine des transports, le projet de loi de finances 2022 poursuit les priorités et trajectoires définies par la loi d'orientation des mobilités, avec une hausse du soutien au fret ferroviaire et le développement de nouvelles lignes ferroviaires, souligne le gouvernement. La seconde étape de la reprise de la dette de SNCF Réseau par l'État sera mise en œuvre en 2022, à hauteur de 10 milliards d'euros, après les 25 milliards d'euros engagés en 2020. À noter aussi, les ressources de l'Agence de financement des infrastructures de France (Afitf) vont s'élever à 2,7 milliards d'euros en 2022 et les crédits du plan du relance dédiés aux mobilités représentent 750 millions d'euros.

Préservation des effectifs sur le terrain

Le cabinet de Barbara Pompili met aussi en avant le "coup de frein" à la baisse des effectifs du ministère et de ses opérateurs, avec – 350 équivalents temps plein contre – 1.200 les années précédentes. Les agences de l'eau, qui perdaient 2,5% de leurs effectifs chaque année vont voir cette tendance interrompue. 20 emplois seront créés dans les parcs nationaux tandis que ceux de l'Office français de la biodiversité et du Conservatoire du littoral vont être préservés. Des créations de postes sont prévues pour les installations classées. Enfin, les emplois au niveau départemental seront "intégralement préservés" pour ainsi disposer d'agents sur le terrain, "au plus près des acteurs".
 

 

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