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Faciliter la végétalisation des cours d’école à Bourges (18)

Dans le cadre du projet Action Cœur de Ville, la ville de Bourges (18) se lance dans un projet de végétalisation de ses cours d’écoles. Objectifs : reconnecter les enfants à la nature, leur apprendre à respecter les autres êtres vivants, mais aussi proposer de véritables îlots de fraîcheurs aux habitants et permettre ainsi à la ville de s’adapter au réchauffement climatique.

En bref

Chiffres clés

Nombre de cours d’école rénovées par an
2

A retenir

Reconnecter les enfants à la nature

Apprendre à respecter les autres êtres vivants

Proposer de véritables îlots de fraîcheurs aux habitants

Montage du projet

  • Appui en ingénierie SGREEN+ : 17 450 € (HT)

 

Zoom

Bourges, une commune engagée sur les questions climatiques

Chaque année, un budget est alloué par la ville de Bourges pour rénover les cours d’école. Jusqu’à maintenant, cette rénovation se limitait à remettre en état la partie bitumée de façon à maintenir une zone de jeux praticable, à refaire les marquages au sol, à remplacer les clôtures abîmées ou à les renforcer dans le cadre du plan Vigipirate. Quelques végétaux d’agrément étaient ajoutés au gré des opportunités, mais ce n’était pas l’objectif premier des travaux.

Consciente des enjeux auxquels répond la végétalisation, de la pédagogie à l’adaptation au changement climatique, la ville de Bourges souhaite à présent que la rénovation des cours intègre un volet végétalisation plus important. La ville veut également augmenter le pourcentage de désimperméabilisation du sol en réduisant la part de surfaces bitumées.

Dans ce contexte, la ville de Bourges a bénéficié d’un accompagnement de Vizea, bureau d’étude en développement durable, pour appréhender les enjeux de la végétalisation des cours d’écoles, connaitre les solutions applicables au contexte berruyer et engager le changement.

 

Des enjeux systémiques qui dépassent la simple plantation d’arbres

Après avoir visité plusieurs cours d’écoles de Bourges, le bureau d’étude a rédigé une note d’enjeux, détaillant l’ensemble des problématiques soulevées par ce projet de végétalisation des cours.

Ce travail a permis à la collectivité de comprendre que cette ambition ne se limitait pas à la plantation de quelques arbres : dans un contexte de réchauffement climatique, de raréfaction de la biodiversité et de déconnexion à la nature, c’est tout l’écosystème de la cour qu’il faut se réapproprier, en travaillant sur la désimperméabilisation des sols, l’infiltration des eaux, la fraîcheur, le retour de la faune, l’adaptation au changement climatique au sens large.

 

Explorer les possibles pour comprendre les solutions applicables au contexte berruyer

Le prestataire a ensuite proposé à la ville de Bourges un benchmark d’opérations exemplaires de végétalisation de cours d’écoles réalisées en France. 

Plusieurs villes ont en effet déjà expérimenté ce principe et proposent des retours d’expérience très prometteurs : les « Cours Oasis » de Paris, la ville de Lille et son objectif de désimperméabiliser 100 % de ses cours d’écoles, la démarche « Libre Cour » de Grenoble, « L’école du dehors » à Strasbourg, « L’école Vivante » à Anvers, etc.

Sur la base de cette exploration, un guide pour la végétalisation des cours d’écoles de Bourges, a été élaboré, composé de fiches-actions regroupant un panel de solutions à mettre en œuvre sur les différentes thématiques (désimperméabiliser les sols, recréer un écosystème pour la biodiversité, gérer les eaux pluviales, apporter de la fraîcheur, prévoir l’ouverture au public, etc.).

Ce guide permet à la ville de Bourges de disposer des solutions techniques et des schémas de principe d’aménagement qui répondent aux enjeux de végétalisation de ses cours d’écoles, et qui s’adapteront aux besoins des utilisateurs (élèves, enseignants, habitants du quartiers).

 

Et pour la suite ?

Sur la base du guide, deux cours d’écoles vont faire l’objet de travaux dès cette année. Néanmoins, l’objectif est de poursuivre ces actions de végétalisation de manière pluriannuelle, notamment dans le cadre du Plan École, qui prévoit de rénover l’ensemble du bâti scolaire municipal en 10 ans.

Les acteurs

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