Ambroisie : un impact désormais mesuré qui justifie la mobilisation

Le 22 juin, lors de la huitième journée internationale de lutte contre l'ambroisie, le ministère de la Santé et l'Observatoire des ambroisies ont une fois encore appelé à la mobilisation. Allergisantes et invasives, les ambroisies auraient envoyé 10% de la population d'Auvergne-Rhône-Alpes chez le médecin en 2017.

Le 22 juin – premier samedi de l'été – se déroulait la huitième journée internationale de lutte contre l'ambroisie, cette plante invasive qui diffuse un pollen hautement allergisant pour l'homme et possède un fort potentiel d'envahissement, puisqu'elle est capable de se développer rapidement sur une grande variété de milieux (sols agricoles, bords de voies de communication, zones de chantier, terrains privés, etc.). À l'occasion de cette journée, le ministère des Solidarités et de la Santé et l'Observatoire des ambroisies ont rappelé l'importance de se mobiliser face à ces espèces envahissantes (ambroisie à feuille d'armoise, ambroisie trifide, et ambroisie à épis lisses). Le risque est particulièrement fort à partir de la mi-juillet, lorsque la plante commence à libérer un pollen très allergisant pour l'homme, engendrant des risques de santé chez les personnes sensibles : rhinites accompagnées de conjonctivites, réactions d'urticaire, d'eczéma, ou encore apparition ou aggravation d'asthme allergique. S'ajoute à ces effets sur la santé, des conséquences pour l'agriculture, car l'ambroisie peut se développer dans des parcelles agricoles aux dépens des cultures et entraîner ainsi des pertes de rendements et des coûts de gestion supplémentaires.

Lors de cette journée, plusieurs dizaines d'initiatives se déroulent dans toute la France, le plus souvent en lien avec des collectivités territoriales : réunions d'informations, expositions pédagogiques, échanges avec des acteurs de la lutte, arrachages collectifs, animation Cap'tain Allergo (un nouvel outil pédagogique sous la forme d'une mallette de jeux), réflexion autour d'un plan d'action, formations de référents...

Mais cette journée a aussi été l'occasion d'une initiative originale et particulièrement éclairante de l'Observatoire des ambroisies. Celle-ci part de l'impact réel de l'ambroisie en Auvergne-Rhône-Alpes, la région la plus touchée. L'observatoire régional de santé (ORS) et l'agence régionale de santé (ARS) ont en effet estimé qu'en 2017 plus de 660.000 personnes (soit 10% de la population régionale) ont dû consulter leur médecin en raison d'allergies à l'ambroisie à feuilles d'armoise et que les coûts sanitaires liés étaient de l'ordre de 40,6 millions d'euros. En extrapolant ces données en fonction de la présence actuelle de l'ambroisie dans les autres régions, l'impact du "scénario du pire" serait de 5,3 millions de personnes touchées et de 329 millions d'euros de dépenses de santé induites. Des chiffres qui justifient la mobilisation de l'État, des collectivités et des propriétaires privés dans la lutte contre cette plante (voir nos articles ci-dessous).

 

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