Pas-de-Calais

Au pied d'un terril, une ceinture verte limite l'étalement urbain et bénéficie aux habitants (62)

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Au cœur d’un bassin minier, la commune de Loos-en-Gohelle est limitrophe de Lens et de Liévin. En 1995, lors de l'élaboration de son plan d'occupation des sols (POS), les élus ont mené une réflexion sur le projet de ville. La mise en place de la ceinture verte en découle, elle remplit de nombreuses fonctions et est appréciée par la population.

L'inscription, en juin 2012, du bassin minier Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco a braqué les projecteurs sur ce territoire. Longtemps considéré comme sinistré, le bassin minier a ainsi prouvé sa capacité à se réinventer. La commune de Loos-en-Gohelle (7.000 habitants), implantée au pied d'un terril aussi haut que la pyramide de Chéops en Égypte, a entamé sa mue au milieu des années 90. Il s'agissait alors d'élaborer un projet de ville décliné par le POS de la commune.

Des cheminements sécurisés faisant fonction de corridors biologiques

Le projet de ville de Loos-en-Gohelle se décline autour du développement durable et se traduit d'abord par la volonté de marquer les limites de l’urbanisation. La fonction première de la ceinture verte est d'éviter que la ville ne s’étale. Le POS, puis le plan local d'urbanisme (PLU), définit un tour de ville au-delà duquel les terrains sont inconstructibles. En outre, la ceinture verte permet aux habitants de se rendre d'un quartier à l'autre dans un cadre attrayant, en empruntant des liaisons sans voitures, ce qui favorise les déplacements piétons et cyclistes. C'est la fonction écomobilité, mais aussi zone de loisirs de cet aménagement. La largeur des cheminements varie de 4 à 15 mètres, ce qui permet de créer des corridors biologiques dotés de plantations arbustives. Cela favorise un retour objectif de la biodiversité, permet le suivi scientifique des espèces, notamment par radiotracking. Lorsqu'il y a la place, ces cheminements sont équipés de larges fossés pour stocker les eaux de pluie. Partout où cela est possible, sont également plantés des arbres de haute tige, et de plus en plus souvent des arbres fruitiers en voie de disparition. Ainsi de véritables vergers conservatoires ont vu le jour le long de la ceinture verte.

Des zones intermédiaires pour différencier cheminements publics et espaces privés

La seule difficulté réside dans le fait qu'il ne faut pas que les habitants aient l'impression que cheminements publics et jardins privés se confondent. Dans la plupart des cas, des "zones tampons" sous diverses formes règlent le problème. Dans les zones sensibles, il a été décidé d'intercaler des jardins partagés entre la ceinture verte et les habitations. "En 2008, nous confie Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, nous avons fait le bilan des réalisations qui ont marqué les habitants. La ceinture verte est arrivée largement en tête. Ces aménagements ne sont absolument pas polémiques, ils ne coûtent pas cher et sont très visibles. Il est possible de les réaliser en commençant par mailler les espaces verts existants de façon à réintroduire la nature en ville."

Vers des circuits d’interprétation

Afin d'aller plus loin dans la mise en valeur de cette ceinture verte, les élus de Loos-en-Gohelle ont décidé de créer des circuits d'interprétation sur l'histoire du quartier, en équipant les espaces de repos de flash codes, lisibles grâce aux téléphones portables de type smartphone. Les premières expérimentations ont été couronnées de succès, d'autres circuits vont voir le jour sur les 15 km que compte aujourd'hui la ceinture verte.

Luc Blanchard, Studio Graph, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
 

Contact(s)

Commune de Loos-en-Gohelle

1 Place de la République
62750 Loos-en-Gohelle
03 21 69 88 77
contact@loos-en-gohelle.fr
Nombre d'habitants : 7000

Jean-François Caron

Maire
jfcaron5@free.fr
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