Hauts-de-Seine

Bagneux : des Assises pour l'école

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A la demande des associations de parents d'élèves, Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux dans les Hauts-de-Seine, et Jocelyne Atlan, adjointe aux affaires scolaires, ont organisé des Assises pour l'école qui ont d'abord favorisé un dialogue entre les enseignants et les parents qui n'osent pas ...

"A l'origine, dit Jocelyne Atlan avec humilité, la demande est venue de la FCPE. Ses responsables locaux disaient que les relations de partenariat entre la municipalité, l'Education nationale et les parents méritaient d'être développées. Mais ils savaient aussi qu'à Bagneux, une ville populaire de 38.000 habitants, avec dix-huit écoles primaires et trois collèges, de nombreux parents craignent d'entrer dans l'école, d'affronter les enseignants, et les institutions en général. Pour eux, être convoqués, c'est être sanctionnés ! J'ai pensé qu'en effet, il y a avait là un gros travail à faire qui était de ma responsabilité d'élue locale."
C'est ainsi qu'avec l'aide de ses deux collègues Jean-Claude Tchycaya, adjoint chargé de la jeunesse et Catherine Potvin, adjointe chargée de la culture, elle a engagé une action de concertation démocratique en plusieurs étapes, appelées Assises pour l'école. Le maire, Marie-Hélène Amiable, les a lancées en octobre 2005 par un débat public animé par un sociologue, Jean Epstein.

Des parents des quartiers "difficiles" ont participé

Dans la foulée, ont été créés trois ateliers animés par les élus et auxquels ont participé des enseignants et des parents d'élèves : l'un sur "La place et le rôle des parents", un deuxième sur "La réussite scolaire de tous les enfants : quels moyens pour l'école ?", un autre sur "Le bien-être des élèves : santé, sport et culture". Chaque atelier s'est réuni trois fois entre novembre 2005 et janvier 2006 et a rassemblé entre 20 et 50 personnes à chaque séance. Des parents des quartiers "difficiles" de la ville ont été contactés individuellement, sont venus et ont participé. Ils étaient heureux, pour une fois, de dire, avec les autres parents, et face aux enseignants, leurs craintes, leurs attentes, ce qui va bien et ce qui va mal dans leurs relations avec l'institution scolaire.
Chaque atelier étaient construit sur trois phases selon un même schéma : 1. État des lieux ; 2. Thème central exposé par un intervenant ; 3. Formulation des propositions.
Chaque réunion d'atelier a fait l'objet d'un compte rendu et l'ensemble des comptes rendus a alimenté la grande réunion de restitution du travail le 20 mars dernier. Plus de 200 personnes occupaient la salle des fêtes ce soir-là. Etaient présents les élus de la ville, l'inspection de l'Education nationale, et, pour l'essentiel, des enseignants et des parents, "mais pas seulement des adhérents des fédérations de parents d'élèves", souligne Jocelyne Atlan avec satisfaction.

La ville a pris des engagements

La soirée a permis de poursuivre le débat et de restituer les réflexions engagées. Plusieurs propositions ont été émises par l'inspection de l'Education nationale et ses représentants ont promis de les transformer en engagements dès que leur hiérarchie les y autorisera. La municipalité quant à elle a pris dix engagements vis-à-vis des parents et donc, bien sûr, vis-à-vis des enfants et des jeunes. Il faut, par exemple, améliorer la sécurité à la sortie des écoles. Il faut aussi une meilleure publicité autour des élections des représentants de parents d'élèves dans les établissements. Beaucoup de familles monoparentales ne savent pas qu'elles ont droit à la parole à ce sujet-là. Beaucoup de familles étrangères ne savent pas que désormais les deux parents, mêmes étrangers peuvent voter. 18% des parents seulement participent au scrutin. L'idée serait donc d'envoyer une carte électorale individuelle à chacun des parents d'élève, hommes et femmes étrangères comprises... La municipalité propose également d'animer la discussion autour des menus des cantines scolaires, de publier un journal qui expliquerait les origines des produits utilisés, en profiter pour faire de l'initiation à la diététique. L'informatisation des écoles primaires étant achevée, la ville promet aussi de passer aux maternelles.
Bien entendu, la soirée de clôture du 20 mars ne marque pas la fin du travail. Une commission composée des trois partenaires va être mise en place afin de faire le suivi des engagements de chacun.

Contact(s)

Ville de Bagneux

Hôtel de Ville, 57, avenue Henri-Ravera
92220 Bagneux
01 42 31 60 00
01 42 31 60 01
Nombre d'habitants : 37215

Jocelyne Atlan

Adjointe aux affaires scolaires
joatlan@mairie-bagneux.fr

Service de renseignements juridiques et financiers - SRJF

Un appui juridique accessible par téléphone ou en ligne

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