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Continuité pédagogique : deux scénarios en cas de reprise de l'épidémie de Covid-19

Le ministère de l'Éducation nationale publie un Plan de continuité pédagogique. Son but : anticiper la reprise de l'épidémie de Covid-19. Deux scénarios sont envisagés. Le premier restreint les capacités d'accueil des établissements scolaires. Le second envisage de revenir à l'enseignement à distance.

Le 10 juillet 2020, une circulaire du ministre de l'Éducation nationale envisageait une rentrée 2020/21 où "tous les élèves [seraient] accueillis sur le temps scolaire". Soit la situation qui a prévalu du 22 juin au 4 juillet. Dans un Plan de continuité pédagogique publié sur son site le 17 juillet, le ministère imagine pourtant d'autres scénarios. Pourquoi ce changement de cap ? Pour prendre en compte "l'hypothèse d'une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire".
En l'occurrence, le ministère formule deux hypothèses. La première se base sur "une circulation active du virus, localisée, nécessitant la remise en vigueur d'un protocole sanitaire stricte". La seconde sur "une circulation très active du virus, localisée, nécessitant la fermeture des écoles, collèges et lycées sur une zone géographique déterminée". Autrement dit, ce plan ne traite pas des modalités d’organisation de la rentrée scolaire dans des conditions sanitaires normales, ce qui reste le scénario "de référence" à ce jour.

Cours réduits mais obligatoires

Le premier cas, celui d'une "circulation active du virus", aurait des "implications en termes de capacité d’accueil ou de non-brassage des classes et des groupes". En d'autres termes, il ne permettrait pas un accueil de l’ensemble des élèves d’une classe de façon simultanée. Deux principes-clefs seraient alors appliqués. D'une part, tous les élèves devraient avoir accès à des cours en présentiel chaque semaine, même si cette période de cours peut ne pas correspondre à l’ensemble du temps scolaire. D'autre part, la présence des élèves à ces cours serait obligatoire et ne serait pas laissée à l’appréciation des familles. Contrairement à ce qui a prévalu sans les semaines qui ont suivi le confinement. Deux publics seraient prioritaires : les élèves en situation de handicap et les élèves des CP et CE1 dédoublés en zone d'éducation prioritaire, "qui devront impérativement être scolarisés à temps plein". Pour accompagner la mise en place d’organisations et de modalités pédagogiques adaptées à cette hypothèse, des fiches thématiques sont disponibles.

Tous à la maison… avec des ordinateurs

Dans le second cas, celui d'une circulation très active et localisée du virus, la fermeture de l’ensemble des écoles, collèges et lycées de la zone touchée est prévue. Et l’intégralité de l’enseignement assurée à distance. Les équipes éducatives sont alors invitées à agir sur trois leviers. Maintenir les liens en contactant chaque élève une fois par semaine. Partager des contenus pédagogiques de qualité et de manière coordonnée dans les établissements scolaires. Aider les parents pour le suivi du travail des élèves. Là encore, des fiches thématiques sont disponibles. Celle consacrée aux outils et ressources donne un cap pour ce que pourrait être l'action des collectivités territoriales. Elle évoque la "prise en compte de la dimension équipement des familles". La remise aux élèves en situation de "déconnexion" faute d’équipements informatiques peut être organisée "sur initiative locale". Le cas échéant en mobilisant des fonds sociaux. 

 

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