Dans le parc écologique d'Anglet, la maison de l'environnement est en bois

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Pyrénées-Atlantiques

La maison de l'environnement d'Anglet, sur la côte basque, a été primée en novembre 2008 lors du Grand Prix national de la construction en bois, publique et collective. Ce bâtiment remarquable est implanté dans le parc écologique Izadia. Il est le point d'orgue d'une démarche de restauration du patrimoine naturel.

La bande littorale, qui s'étend de Biarritz à Anglet, est un écosystème complexe. Une frontière faite de dunes, d'immenses plages, de forêts de pins maritimes... A Anglet, la rivière Adour rejoint la mer ; eaux douces et eaux saumâtres se côtoient. Longtemps ce patrimoine naturel exceptionnel a été méprisé. L'estuaire de l'Adour a d'abord été transformé en hippodrome puis en parking. Il a ensuite été question de créer une marina, ce qui provoqua la colère des défenseurs de l'environnement. Finalement, c'est un parc écologique de quatorze hectares qui voit le jour. Il permet de restaurer la biodiversité et de sauvegarder la nappe phréatique qui contribue à alimenter en eau la ville d'Anglet.
Dans ce cadre redevenu naturel, la municipalité d'Anglet a implanté en 2007 sa maison de l'environnement. Elle se devait d'être une éco-construction exemplaire.

 

L'architecte a utilisé des bois certifiés pour ce belvédère sur pilotis qui s'intègre parfaitement

Georges Daubagna, aujourd'hui adjoint au maire chargé de l'environnement, se souvient des discussions passionnées que la construction de cette maison a suscitées Très engagé dans la défense du littoral, il aurait aimé édifier un bâtiment à énergie positive (qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme) : "Quand nous avons été élus, la maison de l'environnement était ouverte depuis trois mois. Elle n'est pas parfaite mais du point de vue de l'utilisation du bois, elle est très réussie. Construite tout en longueur, montée sur pilotis, elle évoque un embarcadère et s'intègre admirablement dans le paysage. L'architecte a utilisé des bois certifiés, c'est-à-dire provenant de forêts exploitées écologiquement. Il a très bien su tirer parti des qualités de ce matériau noble qu'est le bois. C'est ce qui nous a amené à présenter cette réalisation au Grand Prix de la construction en bois publique et collective et je suis ravi qu'elle ait été primée."

 

"Totem", un prix national destiné aux collectivités qui osent le bois

Le Grand Prix national, dénommé le "Totem", est destiné à valoriser les collectivités locales qui ont "osé" le bois dans la construction d'ouvrages publics et collectifs. Pour cette première édition, pas moins de 119 maîtres d'ouvrage publics étaient inscrits et 34 réalisations ont été présélectionnées. A travers elles, les nombreuses vertus du bois sont déclinées et tout d'abord sa fonction de "pompe à CO2". Les forêts absorbent en effet, grâce à la photosynthèse, une grande quantité de gaz à effet de serre. Mieux encore, le bois une fois coupé continue à stoker le CO2 qu'il a emmagasiné durant sa croissance. Les constructions en bois issu de forêts gérées durablement contribuent ainsi à lutter contre le réchauffement climatique. D'autres spécificités du bois, moins connues, sont mises en valeur. Les visiteurs de l'exposition, présentée lors du Salon des maires, ont pu, par exemple, découvrir que le bois résiste très bien au feu. Il transmet la chaleur dix fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l'acier ! Bien des idées reçues sont à reconsidérer afin de mettre le bois de construction à la place qu'il lui revient, celle d'un matériau d'avenir.

 

Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis
 

Mairie d'Anglet

Avenue Amédée Dufourg- BP 303
64500 Anglet

Georges Daubagna

Adjoint au maire chargé de l'environnement

Maria Loaec

Directrice de l'environnement
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