Saône-et-Loire

Des services publics pour l'enfance en régie directe

Santé, médico-social, vieillissement

Social

Pour développer son attractivité et attirer de nouveaux habitants, la communauté de communes d'Arroux-Mesvrin (71) a fait de l'action sociale l'un de ses principaux domaines d'intervention. La politique intercommunale dans ce domaine se structure autour de la gestion de centres de loisirs fixes et itinérants pendant les petites vacances, puis se renforce par la création d'un relais assistantes maternelles.

Les services intercommunaux liés à l'enfance et à la jeunesse s'organisent à trois niveaux. Au cours des vacances d'été, les centres de loisirs sont fixes : installés dans les locaux des écoles, ils accueillent les enfants à partir de 3 ans. En complément, un premier centre de loisirs itinérant voit le jour en 2002 à l'initiative d'une commune selon un principe qui sera ensuite développé sur d'autres parties du territoire. Les centres de loisirs itinérants sont ouverts aux enfants de plus de 6 ans et se déroulent durant les petites vacances, en février, à Pâques et à la Toussaint. D'une durée de cinq jours consécutifs, ils utilisent les salles polyvalentes mises à disposition par les communes et changent chaque jour de commune. Le ramassage est assuré par un autocariste qui peut prendre en charge jusqu'à 35 enfants. L'équipe pédagogique se compose d'une directrice et de deux animatrices. Pour informer les familles sur le fonctionnement des centres, la communauté de communes leur adresse des dépliants.
Parallèlement, la communauté de communes développe une politique d'accueil de la petite enfance. En milieu rural, la garde des enfants est un point essentiel pour l'installation de nouveaux habitants. A cette demande des familles s'ajoute celle des assistantes maternelles qui, à l'inverse de leurs consœurs des territoires voisins, ne disposent pas de relais. La communauté de communes décide de lancer en 2004 une enquête auprès des familles et des assistantes maternelles. En 2005, la commission "enfance-jeunesse" œuvre pour l'aménagement de locaux spécifiques et la création d'un poste d'éducateur pour les jeunes enfants. Enfin, pour développer une offre en direction des adolescents, la communauté de communes s'est tournée vers le Pays Autunois-Morvan, qui présente selon les élus "l'échelle la plus pertinente pour toucher ce public aux besoins très fluctuants".

Des enfants sous bonne garde et des emplois créés

Fonctionnant au départ avec du personnel des Francas, le service de centres de loisirs est aujourd'hui en régie directe, gage de stabilité de l'offre, grâce à l'emploi d'animateurs titulaires de la fonction publique territoriale. Employant vingt animateurs chaque été, il est le principal service communautaire en termes d'emplois. D'un coût annuel de 93 000 euros, sa prise en charge est assurée à 60% par le soutien financier de la caisse d'allocations familiales, dans le cadre du contrat éducatif territorial. La contribution des parents couvre 21% des charges, la communauté de communes finance à hauteur de 15% du coût et les 4% restants sont couverts par la direction départementale de la jeunesse et des sports dans le cadre d'un contrat temps libre.
Le nombre d'enfants accueillis dans les centres de loisirs est en constante progression, malgré deux difficultés majeures : l'obligation de séparer parfois les fratries du fait de l'âge d'accueil minimal de 6 ans et l'étendue du territoire (40 km de bout en bout), limitant le rayonnement du service. Ce succès s'explique par le "formidable accueil, très lié aux exigences dans le recrutement du personnel au départ". La qualité du service est également assurée grâce aux rencontres régulières avec les familles, à l'information sur le programme d'activité et à la présence d'un animateur lors des trajets en autocar pour l'accompagnement des enfants.

Le soutien de la CAF... oui mais jusqu'à quand ?

Le retrait de la CAF est la principale crainte des élus car ils ne pourront maintenir un tel niveau de prestation sans son soutien. Par ailleurs, en interne, l'intercommunalité est tiraillée par l'attractivité des territoires voisins qui font peser sur elle un risque d'éclatement.

 

Stéphane Bellenoue, directeur du Centre permanent d'initiatives pour l'environnement du Pays de Soulaines

Le conseil des élus

"Ne pas céder au mimétisme. Prendre le temps d'observer par une étude fine du territoire, même empirique. Faire le bon recrutement tant quantitativement que qualitativement, en faisant appel à des cadres de niveau 3 minimum, capables de mettre de l'énergie et de la créativité dans le projet. Le retour sur investissement est alors assuré."

Contact(s)

Communauté de communes Arroux-Mesvrin

Place de la Mairie
71190 Broye
03 85 54 46 65
03 85 54 30 22
cc-arroux-mesvrin@wanadoo.fr
Nombre d'habitants : 7800
Nombre de communes : 14
Nom de la commune la plus peuplée : Saint-Sernin du Bois (1800 hab.)

Monsieur Briet

Président de la commission Développement économique

Isabelle Pasquier

Directrice
isabelle-pasquier@wanadoo.fr
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