Étudiants en travail social et organismes de formation lancent un appel à l'aide pour trouver des stages

Dans un communiqué du 30 novembre, l'Unaforis (Union nationale des acteurs de formation et de recherche en intervention sociale) et la Fnems (Fédération nationale des étudiants en milieu social) lancent un "appel urgent" aux employeurs des collectivités territoriales et des associations du secteurs social, médicosocial et de l'ESS (économie sociale et solidaire). La raison en est que "dans cette période sanitaire particulière, les stages sont encore plus difficiles à trouver que les années précédentes". Selon une enquête de la Fnems, qui a recueilli les retours de 1.379 étudiants, un quart des étudiants n'aurait pas encore trouvé de stage à la fin du mois de novembre. Or les stages sont des composantes essentielles des formations étudiantes en matière sociale et médicosociale (comme en matière sanitaire). Selon le communiqué commun des deux organisations, "certains étudiants de première, deuxième et troisième années risquent même d'arrêter leur cursus dès le mois de janvier prochain, à cause de cela". 

Le signataires du communiqué rappellent pourtant que les dispositions relatives aux stages ont été fortement assouplies pour faire face aux conséquences de la crise, afin "que les étudiants puissent réaliser entièrement leur parcours d'acquisition de compétences". Un arrêté du 4 novembre 2020 porte en effet "mesures provisoires de mise en œuvre de la formation pratique pour les candidats aux diplômes du travail social en raison de la crise sanitaire née de l'épidémie de Covid-19". Il autorise notamment des souplesses sur le nombre d'heures de stage, permettant ainsi aux employeurs de proposer des stages même s'ils ne présentent pas le nombre d'heures réglementaires. L'établissement de formation appréciera alors, avec l'employeur concerné, si cela peut quand même correspondre aux objectifs d'apprentissage de compétences. De même, des assouplissements au cas par cas sont possibles sur l'encadrement des stages avec, par exemple, le recours à des formules de type "encadrement partagé inter-établissements" (comme cela se pratique déjà).

Dans une fiche qui accompagne leur communiqué commun, l'Unaforis et la Fnems précisent le type de stages recherchés. Il s'agit en l'occurrence des stages courts de découverte du travail social (8 semaines en première année), des stages longs dans des structures d'accueil petite enfance, de jeunes, de personnes handicapées, de migrants, dans des centres sociaux, etc., des stages d'assistance sociale, de conseil en économie sociale et familiale, d'éducation spécialisée, d'accompagnement éducatif et social... Les signataires appellent donc les étudiants en recherche de stages et leurs établissements de formation à réfléchir ensemble "à des formules qui leur apparaîtraient au premier abord 'hors des clous' par rapport à ce qu'ils savent des cadres des diplômes, mais qui pourraient exceptionnellement entrer quand même dans le cursus de l'étudiant".

 

Pour aller plus loin

Voir aussi

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis

Choix du format

 

Pour en savoir plus sur le traitement de vos données nous vous invitons à consulter notre Politique de protection des données à caractère personnelle