A Eymet, Dominique Faure jette les bases du second acte de l’Agenda rural

Le second acte de l’Agenda rural sera lancé "début 2023", a indiqué la secrétaire d’Etat chargée de la ruralité, Dominique Faure, devant les maires ruraux réunis pour leur congrès du 30 septembre au 2 octobre. Des groupes de travail vont être mis en place début octobre sur cinq thématiques : "habitat, logement et mobilité" ; "sécurité et vie quotidienne des collectivités territoriales" ; "culture et patrimoine" ; "sport et vivre ensemble" et "attractivité des territoires ruraux".  

Devant les maires ruraux réunis pour leur congrès annuel à Eymet (Dordogne), la secrétaire d’Etat à la ruralité a dévoilé, vendredi 30 septembre, les grands axes du second acte de l’Agenda rural lancé en 2019. Premier rendez-vous de taille donc pour l’ancienne députée de Haute-Garonne qui aura à cœur de poursuivre le travail de son prédécesseur Joël Giraud et de prouver qu’elle n’est pas un faire-valoir. Cinq groupes de travail seront mis en place "début octobre" sur les thèmes : "habitat, logement et mobilité" ; "sécurité et vie quotidienne des collectivités territoriales" ; "culture et patrimoine" ; "sport et vivre ensemble" et "attractivité des territoires ruraux". "Les conclusions de ces travaux sont attendues pour la fin de l’année 2022 et viendront alimenter le nouvel acte de l’Agenda rural début 2023", indique le secrétariat d’Etat, dans un communiqué du 30 septembre. Il s’agira de travailler à des thématiques "complémentaires" à celles du Conseil national de la refondation (le plein-emploi et la réindustrialisation, l’école, la santé, la transition écologique et le bien vieillir), est-il précisé. Sachant que c’est dans le cadre du CNR que sera abordée la question des déserts médicaux, dont les maires ruraux ont une nouvelle fois alerté sur la gravité de la situation, avec un manque de 6.000 généralistes dans ces territoires (voir notre article du 30 septembre).

On reste quand même loin de l'ambition d'un "plan Marshall pour la ruralité" défendu par le président de l’Assemblée des départements François Sauvadet. D’ailleurs pour ce premier rendez-vous, la secrétaire d’Etat n’avait guère à offrir, si ce n’est une enveloppe de 9 millions d’euros supplémentaires pour les conseillers numériques en zones de revitalisation rurale (portant le total de ce programme à 44 millions d’euros), 3 millions d’euros pour soutenir "l’ingénierie sur mesure au service des petites communes rurales" et 250.000 euros pour former les maires ruraux à la transition écologique…

"Rompre avec les raisons de la colère"

Dans une résolution adoptée à l’issue de son congrès, le 2 octobre, l'Association des maires ruraux de France (AMRF) rappelle "l’urgence" de prendre les 100 mesures qu'elle avait mises sur la table, le 14 mai, entre l’élection présidentielle et les élections législatives (voir notre article du 17 mai 2022). "Il faut rompre avec les raisons de la colère qui monte depuis les territoires", martèlent les élus. "Le maintien d’un secrétariat d’Etat chargé de la ruralité (qui avait été un temps abandonné dans le gouvernement Borne 1, ndlr) est une nécessité, mais une condition insuffisante à la fondation et au développement d'une action publique d'Etat engagée, forte, cohérente pour la ruralité. En plus de la bonne volonté de Dominique Faure, il faut se doter de moyens humains et financiers. Cela conditionne l'avenir du monde rural", poursuivent-ils. "Sans une véritable stratégie nationale incluant les territoires ruraux, sans un modèle économique comportant une meilleure répartition de l’emploi dans le pays, un bouclier tarifaire sur l’énergie, une meilleure répartition des services, l'environnement rural se dénaturera", avertissent-ils.

 

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