Insertion par l’activité économique : un nouvel appel à projets en 2022

Pour se rapprocher de l’objectif des 100.000 emplois supplémentaires en insertion en 2022, le gouvernement va lancer l’an prochain un nouvel appel à projets, mais de taille très ambitieuse.

Le gouvernement n’en a pas fini avec la création d’emplois pour les chômeurs les plus éloignés de l’emploi. Les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) seront appelées une nouvelle fois, en 2022, à s’engager sur des postes supplémentaires, a fait savoir la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), mardi 7 décembre. L’appel à projets, dont les détails ne sont pas encore arrêtés, "ne sera probablement pas de la même ampleur qu’en 2021", a précisé Marie-Laure Vincent, adjointe au chef de la mission de l’insertion professionnelle, lors d’une journée organisée par la Fédération des acteurs de la solidarité. "Il y a déjà un nombre très important de structures qui ont été soutenues, qui ont besoin de déployer les projets pour lesquels elles ont été sélectionnées", a-t-elle justifié. 
Les appels à projets 2020 et 2021 devraient en effet déjà aboutir, selon le ministère du Travail, à 64.000 créations d’emplois (lire notre article du 7 octobre). 

Maintien des appels à projets

Pas de quoi, sur le papier, atteindre l’objectif des 240.000 emplois au total (soit environ 100.000 de plus) fixé par le "pacte d’ambition" pour l’Insertion par l’activité économique. Sauf à y inclure les "40.000 inclusions par le travail indépendant", mises en avant par la ministre déléguée chargée de l’insertion, Brigitte Klinkert. Or, cette voie d’accès à l’emploi par la création d’entreprise est surtout portée par d’autres acteurs de l’entrepreneuriat comme l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) ou les boutiques de gestion. Participant de manière très marginale à cette dynamique du travail indépendant, seules les entreprises d’insertion par le travail indépendant (EITI) sont parfois issues du milieu de l’insertion.   
Bien que la Fédération des acteurs de la solidarité ait réclamé la fin de la logique des appels à projets, qui exigent rapidité et agilité du côté des structures alors que ces dernières sont parfois petites, la DGEFP a mis en avant, au contraire, son attachement à ce type d’outils, "un peu plus contraignants en termes de temps, de réponses à des critères de priorisation, mais qui permettent (…) de donner des résultats aussi assez rapidement". 
 

 

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