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La mairie de Paris met en place une redevance sur les véhicules en "free floating"

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A.L. avec AFP / Localtis
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Transport mobilité durable

Ile-de-France

La mairie de Paris a annoncé ce 21 mars la mise en place d'une redevance sur les véhicules en "free floating" (en libre-service et sans station d'attache) dans les semaines à venir, et sa volonté d'en encadrer le stationnement. "On ne peut plus attendre la loi d'orientation des mobilités" (LOM) dont l'examen au Parlement a pris du retard, a expliqué jeudi le premier adjoint à la mairie Emmanuel Grégoire lors d'une conférence de presse. Aussi la mairie a décidé d'imposer "une redevance de free-floating pour tous les opérateurs qui viendront s'installer" à Paris.  "On estime aujourd'hui le nombre de dispositifs à 15.000 et le dialogue avec les opérateurs laisse envisager un volume de 40.000 dispositifs en free-floating" dans les prochains mois", a expliqué Emmanuel Grégoire.
La redevance, qui concernera les scooters, vélos et trottinettes, sera "exécutoire dès sa publication au Journal officiel" une quinzaine de jours après le prochain Conseil de Paris "qui se tiendra lors de la première semaine d'avril". Elle "servira notamment à réaliser des emplacements de stationnement", ce qui aura pour conséquence de rendre "à terme" le stationnement "obligatoire dans ces zones dédiées", a de son côté précisé Christophe Najdovski, adjoint aux transports et à l'espace public. "Il sera alors possible de procéder à la verbalisation et à l'enlèvement des véhicules" garés de manière sauvage.
Selon Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme, 2.500 emplacements doivent être créés, "la plupart dans les interstices des arbres". L'objectif affiché par la mairie est la mise en place d'un point de stationnement "tous les 150 mètres" soit 1 minute 30 à pied, même si le déploiement du maillage "va prendre du temps".
La municipalité a expliqué vouloir répondre "dès à présent" à l'enjeu des engins en flotte libre, sans attendre la loi d'orientation sur les mobilités (LOM), confrontée à "un glissement du calendrier parlementaire qui rend très incertains les délais". Le Sénat a entamé cette semaine l'examen du projet de loi (lire notre article). Il doit se prononcer sur l'ensemble du texte le 2 avril, puis le projet ira à l'Assemblée nationale, avant une adoption définitive prévue en juillet.
 

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