Côte-d'Or

Le conseil économique et social communautaire du Pays d'Alésia et de Seine

Développement économique

Tourisme, culture, loisirs

Organisation territoriale, élus et institutions

Le 14 décembre dernier, la communauté de communes du Pays d'Alésia et de Seine (Copas) a mis en place une instance de concertation avec les acteurs sociaux et économiques du territoire. En effet, pour Patrick Molinoz, président de la Copas, "la circulation de l'information est une difficulté importante en milieu rural".

La présence, dès la première réunion, d'une trentaine d'acteurs économiques et sociaux locaux, a prouvé la justesse de l'intuition de Patrick Molinoz, président de cette communauté de communes d'à peine plus de 8.000 habitants. Le 14 décembre dernier, s'est créé officiellement le conseil économique et social intercommunal de la Copas, un organe consultatif (organisé sous forme de commission rattachée au conseil communautaire) dans lequel se retrouvent désormais des commerçants, des chefs d'entreprise, des représentants des professions libérales et des professions de santé, de l'hôtellerie et de la restauration, des services publics comme la SNCF, le collège ou l'hôpital local, des représentants des syndicats agricoles et les confédérations syndicales de salariés représentatives. Le seul impératif, pour participer, est d'exercer son activité sur le territoire de la communauté de communes.
L'objectif est de permettre un dialogue direct entre les élus et les acteurs concernés par la vie économique du territoire sans concurrencer ni remplacer les chambres consulaires sur le terrain. Cette initiative semble démontrer que la communauté de communes est en effet la bonne dimension pour associer efficacement les acteurs économiques et syndicaux à l'élaboration de la politique économique locale, pour qu'ils fassent profiter les élus locaux de leur expertise, mais aussi pour faciliter leur collaboration directe.

 

Favoriser la circulation de l'information

"Il ne faut pas croire que cela se fait tout seul, dit Patrick Molinoz, même à l'échelle d'une communauté de vingt-cinq communes dont certaines sont très petites. Une des difficultés premières en milieu rural, justement, c'est la circulation de l'information, car la vie y est atomisée, sans structures de coordination. Il est difficile pour une collectivité de connaître les besoins précis des entrepreneurs en temps réel et pour les entrepreneurs de savoir ce que les collectivités peuvent faire. Quand l'un d'eux cherche un terrain pour y installer un atelier, il doit poser la question à toutes les communes, car l'information ne circule pas forcément entre elles sur tous les sujets. Et si elle trouve ailleurs, l'entreprise s'en va et le territoire communautaire est passé à côté d'une opportunité."
Les activités sont presque autant diversifiées que dans une grande agglomération et il faut faire un travail fin de communication, pour être aussi performant que les agences de développement qui travaillent à grande échelle. Sur le territoire de cette communauté, on dénombre plus de 200 professionnels différents, en plus des agriculteurs. Un atelier SNCF emploie quelques 250 personnes ; une usine de fabrication de tubes en titane emploie 220 salariés, l'hôpital 160 également, un abattoir et ,sur le site d'Alésia, un projet touristique et muséographique (50 millions d'euros d'investissement) va bientôt voir le jour. Il va donc falloir bâtir une offre hôtelière - aujourd'hui quasi-inexistante, faciliter l'installation de nouveaux restaurants, etc. Mais aucune instance, aucun lieu jusqu'à présent, ne permettait d'échanger localement des informations entre les structures, les activités existantes et les acteurs des projets de développement.

 

Une difficulté culturelle de compréhension entre collectivités et entreprises

"Plus largement, poursuit Patrick Molinoz, je constate que le monde de l'entreprise et celui des collectivités locales se comprennent et se connaissent assez mal. Cette difficulté-là, qui est culturelle, peut être surmontée par un travail patient d'échange et de réflexion en commun. L'idée du CES intercommunal, c'est aussi de créer un groupe vraiment réactif où différents acteurs, aux intérêts différents et parfois complémentaires puissent se parler, se connaître, s'expliquer, se faire entendre. En fonction des questions posées par les entreprises ou la collectivité, le CES devra évaluer les problèmes réels, identifier les contraintes et transmettre aux élus ses analyses. La communauté interviendra alors là où elle le peut tout en relayant les demandes vers les interlocuteurs les plus appropriés (Etat, région...). Il faut que les acteurs et les élus travaillent ensemble pour que les uns et les autres puissent s'aider au moment-même où cela est nécessaire."

 

Jean-Luc Varin, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

Contact(s)

Communauté de communes du pays d'Alésia et de la Seine

8 avenue Jean-Jaurès
21150 Vénarey-les-Laumes
Nombre d'habitants : 8200
Nombre de communes : 25

Patrick Molinoz

Président
mairie@vll.fr

Aurélie Fondard

Secrétaire générale
aurelie.fondard@cc-alesia-seine.fr

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