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Le paiement des impôts ou des services publics locaux chez le buraliste bientôt testé dans 18 départements

Finances et fiscalité

Développement économique

Le ministre Gérald Darmanin a annoncé que les contribuables pourront payer leurs impôts – y compris locaux – chez un buraliste "à partir du 1er juillet 2020, et dès le 1er janvier dans 18 départements test"*. "Il s'agit de rendre ce service plus accessible, grâce à un réseau plus étendu que celui de la Direction générale des finances publiques (DGFIP)", a-t-il indiqué dans un entretien accordé au groupe de presse Ebra (quotidiens régionaux de l'Est de la France), rappelant que les buralistes étaient présents dans 3.400 communes contre 1.800 pour la DGFIP.
Les contribuables pourront s'acquitter de leurs impôts en liquide jusqu'à 300 euros, car ils "veulent encore payer en liquide, parce qu'ils sont âgés, qu'ils n'ont pas internet ou qu'ils n'ont pas de compte bancaire", a-t-il souligné. Avec une carte bleue, le montant sera "sans limitation". Cette "nouvelle mission des buralistes" sera "effectuée en partenariat avec la Française des Jeux (FDJ)".

Effectivement, à l'issue d'un appel d'offres public, "l'externalisation des encaissements en espèces et en carte bancaire des trésoreries publiques" vient d'être confiée à la Confédération des buralistes et à la FDJ par la Direction générale des finances publiques (DGFIP), confirme un communiqué des deux partenaires diffusé ce mercredi 24 juillet. "Les détaillants concernés pourront ainsi recouvrer les paiements des contribuables pour le Trésor public, via le même terminal avec lequel ils enregistrent les prises de jeu", se félicite Stéphane Pallez, la PDG du groupe FDJ, citée dans le communiqué.
En vertu de ce marché qui concerne "l’encaissement des impôts, le recouvrement des amendes", mais aussi "les factures de services publics (crèche, cantine…)", ce "paiement de proximité" sera ainsi disponible dans 4.700 bureaux de tabac, fournissant aussi une activité complémentaire à des commerçants en quête de diversification face à la chute des volumes de vente de tabac.  A terme, le service pourrait s'étendre à la totalité des 24.500 bureaux de tabac du pays, a indiqué à l'AFP Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

De leur côté, les agents du fisc pourront se "consacrer à des missions d'accompagnement des usagers" grâce au temps libéré, et l'administration fiscale restera "seule compétente pour accorder des délais de paiement ou engager des procédures de recouvrement forcé", précise un communiqué de Bercy également diffusé mercredi. "La satisfaction des usagers sera en outre régulièrement évaluée" et d'éventuelles améliorations pourront être apportées pendant les six mois de test, ajoute-t-il.

* Aveyron, Calvados, Charente-Maritime, Corrèze, Côtes-d'Armor, Eure-et-Loire, Gard, Loire, Marne, Oise, Bas-Rhin, Haute-Saône, Seine-et-Marne, Vaucluse, Hauts-de-Seine, Guadeloupe, Martinique, Corse-du-Sud

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