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Le parc naturel régional du Gâtinais français, pour ses cantines, développe des liens directs avec les agriculteurs

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Social

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Tourisme, culture, loisirs

Au sud de l'Ile-de-France, le parc du Gâtinais français se mobilise pour développer les circuits courts entre la restauration collective et les agriculteurs locaux. Ce qui suppose de mieux connaître les besoins et les habitudes de travail des uns et des autres.

Les élus locaux, qui ont voulu la création du PNR (69 communes à la croisée des départements de l'Essonne et la Seine-et-Marne, 84.500 habitants) se sont engagés dès 1999 dans une démarche de développement local. "Nous avons d'abord fait labelliser certains produits locaux : le cresson, le miel du Gâtinais, ou la menthe poivrée de Milly, en nous appuyant sur le cahier des charges strict qui avait été élaboré par le ministère de l'Environnement pour la ‘Marque Parc’, explique Jean-Jacques Boussaingault, président du parc du Gâtinais français. Depuis 2009, nous avons mis l'accent sur la réduction des gaz à effet de serre à travers la promotion des circuits courts, pour les collégiens avec des produits locaux."

Lorsqu’un chef cuisinier de collège rencontre des chargés de missions du PNR

L'histoire commence en 2009. Le chef cuisinier du collège de Perthes-en-Gâtinais, Jean-Luc Landais, commence à introduire quelques produits locaux dans ses menus, mais n'a pas tous les contacts nécessaires pour aller plus loin. Il va chercher conseil auprès du PNR, qui justement, commence à réfléchir à un annuaire des producteurs du Gâtinais. Cette rencontre débouche sur une collaboration fructueuse. Julia Manaquin, l’une des chargés de mission du parc, part enquêter auprès des chefs cuisiniers pour connaître les besoins des professionnels de la restauration collective, tandis que le chef cuisinier continue de s’approvisionner auprès de quelques producteurs locaux. En juin 2010, une rencontre a lieu, sous l'égide du parc, entre les représentants des collèges, des conseils généraux et des chambres d'agriculture. Les objectifs sont de comprendre quels sont les freins au développement des circuits courts et de définir une stratégie pour les lever.

Restaurateurs et producteurs : mieux se connaître

"La priorité est de faire connaître l'offre et de créer un dialogue entre les différents acteurs, pour qu’ils comprennent mieux les techniques de travail des uns et des autres, et les contraintes propres à leurs métiers respectifs", explique la chargée de mission du parc. Ensuite il faut s'attaquer aux problèmes de logistique et évoquer la transformation des produits à envisager pour l’avenir. En effet, les gestionnaires et les chefs en charge de la restauration collective ont des habitudes de travail très spécifiques. Ils s'adressent à des grossistes qui leur livrent en une fois des produits transformés : par exemple, des pommes de terre épluchées. Les producteurs locaux n'en sont pas encore là.

Des enjeux écologiques lourds

Arnaud Charpentier, chef de pôle au parc, insiste sur l'enjeu écologique que constitue la mise en place de ces circuits courts alimentaires : "Dans le cadre du plan Climat territorial, nous avons étudié les impacts énergétiques des communes. La restauration scolaire pèse lourd : lorsque nous achetons des salades via le circuit de distribution classique, ce produit pourtant cultivé dans le Gâtinais, peut en effet parcourir plusieurs centaines de kilomètres, en passant par Rungis, avant d'être consommé dans nos cantines."

Des fonds européen pour aller plus loin

La démarche entreprise par le parc est soutenue par le fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). C'est ce fonds qui va financer une étude sur l'opportunité de créer un atelier collectif de transformation des produits végétaux. Après l'édition d'un annuaire des producteurs et d'un livre de recettes destiné aux 9-13 ans, le projet de circuits courts alimentaires prend de l’ampleur.

Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
 

Contact(s)

Parc naturel régional du Gâtinais français

Maison du Parc, 20 boulevard Lyautey
91490 Milly-la-Forêt
01 64 98 73 93
accueil@parc-gatinais-francais.fr
Nombre d'habitants : 82153
Nombre de communes : 69
Nom de la commune la plus peuplée : Saint Fargeau Ponthierry (11932 hab.)

Arnaud Charpentier

chargé de mission
a.charpentier@parc-gatinais-francais.fr

Jean-Jacques Boussaigault

président
jean-jaques.boussaingault@notaires.fr

Julia Manaquin

chargée de mission
j.manaquin@parc-gatinais-francais.fr
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