Le premier palmarès des quartiers les plus fréquentés des métropoles

La rue Sainte-Catherine à Bordeaux est la lauréate du premier palmarès de la fréquentation des quartiers des métropoles, réalisé par la société Mytraffic à partir des données de géolocalisation des smartphones. Passant en revue les spécificités de chaque quartier, le palmarès donne cinq clés de réussite.

La société Mytraffic, spécialisée dans l’analyse de données de flux de piétons, a publié ce jeudi 19 mai, en partenariat avec l’Institut des hautes études des métropoles, le premier palmarès de la fréquentation des quartiers des métropoles. À partir des données de géolocalisation des smartphones, les flux de plus de 80 quartiers commerçants des 21 métropoles françaises (hors Paris) ont ainsi été passés au crible entre janvier et décembre 2021. Résultat : avec ses 278.000 passages par hectare et par mois, c’est la rue Sainte-Catherine à Bordeaux qui arrive tête, suivie de la rue d'Alsace-Lorraine à Toulouse (214.000) et du quartier des Cordeliers à Lyon (168.000). On trouve ensuite, au pied du podium, l’avenue Jean-Médecin à Nice (133.000), devant la Grand’Place de Lille (114.000), la place d’Austerlitz à Strasbourg (111.000)… Le dixième sur la liste est l’hyper-centre de Grenoble avec 68.000 passages sur un mois. Paris a été volontairement exclue du classement en raison de ses spécificités.

À Bordeaux "ils ont tout compris", le quartier Sainte-Catherine "cumule tous les facteurs de réussite", souligne le palmarès : hyperdensité commerciale avec 230 commerces sur 1,2 km, suppression de la voiture depuis quarante ans, tramway, image de marque internationale… "Pour faire face à la concurrence du e-commerce, les commerçants ont créé, en partenariat avec la Banque des Territoires et avec le soutien du ministère des Finances, des maisons du numérique pour former les indépendants et leur permettre de digitaliser leur activité", précise le palmarès. Il met aussi en avant "l’effet TGV" avec l’ouverture, en 2017, de la LGV Sud Atlantique qui met Bordeaux à deux heures de Paris à peine. Ce qui engendré une poussée démographique. Pour Sandrine Jacotot, adjointe chargé du commerce et de l’artisanat, interviewée dans le palmarès, il est important d'"encourager une offre commerciale variée", de "protéger l’équilibre des offres en prenant soin, par exemple, d’intégrer l’économie sociale et solidaire".

Mytraffic (qui coopère aussi avec le programme Action cœur de ville et l'association Villes de France), ne se contente pas de ce classement et donne cinq critères clés de réussite : accorder une place prédominante aux piétons, prioriser la politique de transports, travailler le marketing territorial (mise en avant des produits du terroir pour le commerce de bouche et des hauts lieux patrimoniaux, création d’un parcours touristique…), entretenir un dialogue permanent entre tous les acteurs du quartier, attirer de grandes enseignes pour faire vivre les petits commerces. Ainsi, en dehors des requalifications opérées (notamment de la piétonnisation), la rue d'Alsace-Lorraine dans la ville Rose, bénéficie de deux "locomotives", la Fnac au nord et Zara au sud. La presqu'île de Lyon se caractérise de son côté par un "management commercial efficace".

 

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