Le sport a enfin son plan de relance

Un plan de relance spécifique au sport a été annoncé par le gouvernement. Sur une enveloppe de 120 millions d'euros, 50 millions sont destinés aux équipements sportifs.

Le sport aura bien son plan de relance. L'annonce en a été faite samedi 5 septembre à l'issue d’une réunion de travail tenue à l’hôtel de Matignon autour du Premier ministre, Jean Castex, et rassemblant Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargées des sports, et des représentants du monde du sport.
Ce plan de relance spécifique s'appuiera sur deux volets. D'une part, 120 millions sur deux ans viendront abonder le budget de l’Agence nationale du sport. Ils seront répartis en trois enveloppes. La première, de 40 millions d'euros, sera dédiée à la création d'emplois au sein des associations sportives. La deuxième, d'un montant de 50 millions d’euros, visera à favoriser la transition énergétique des équipements sportifs, "en plus des fonds issus de la DSIL [dotation de soutien à l'investissement local , ndlr] auxquels les acteurs du sport pourront émarger", ajoute le ministère des Sports dans un communiqué. La troisième enveloppe, à hauteur de 30 millions d’euros, sera consacrée aux clubs et fédérations sportives, dont 9 millions pour accompagner leur développement numérique.

Compensation pour les organisateurs de compétitions

D'autre part, un mécanisme de compensation sera mis en œuvre pour couvrir une partie des pertes de revenus des organisateurs de compétitions sportives, liées aux mesures administratives de limitation des jauges. Sauf autorisation préfectorale, le nombre de spectateurs est actuellement limité à 5.000 dans les stades. Les modalités pratiques et d’éligibilité de cette mesure seront "validées rapidement", précise le ministère des Sports.
 À la sortie du confinement, au mois de mai, les entreprises et associations du secteur du sport avaient pu bénéficier des mesures économiques de droit commun. Quant à l'Agence nationale du sport, elle avait réorienté certains de ses crédits pour pallier les effets de la crise. Mais aucune mesure spécifique ni budget supplémentaire n'avait vu le jour. Ce dont de nombreux acteurs s'étaient émus, des représentants des collectivités locales à certains parlementaires, en passant par des syndicats professionnels.

 

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