Loire-Atlantique

Le syndicat de pays de Grand-Lieu, Machecoul, Logne forme élus et agents au développement durable

Aménagement et foncier

Logement

Environnement

Couvrant un vaste territoire, le syndicat de pays de Grand-Lieu, Machecoul et Logne (Loire-Atlantique) propose à ses élus et agents un accompagnement complet vers le développement durable. Colloques, journées d'études, visites de terrain, charte qualité des nouveaux quartiers et conseil en énergie partagée et conseil en urbanisme partagé composent le programme "Demain ma ville".

Situé dans l'aire d'attraction de la métropole nantaise, le territoire du syndicat de pays de Grand-Lieu, Machecoul, Logne (vingt communes, trois intercommunalités, 58.000 habitants) connaît, depuis le début des années 2000, de nombreux changements : installation de nouvelles populations urbaines, multiplication des lotissements et augmentation de la pression foncière. L'étalement urbain qui en a découlé n'allant pas toujours dans le sens du développement durable, Claude Naud, qui était à ce moment président du pays, a proposé d’élaborer un programme d'actions pour former les élus à l'urbanisme durable. Maire de Corcoué-sur-Logne (2.300 habitants), il est aujourd’hui président de la communauté de communes de Loire-Atlantique méridionale, conseiller général et président du CAUE de Loire-Atlantique.
En 2003 "Demain ma ville" naît. Cette initiative participe d'une stratégie globale du pays pour se doter d'une politique d'ingénierie sociale, d'accompagnement des projets et de développement local.
L'objectif de "Demain ma ville" est de mettre en place une urbanisation concertée. Sur la base du volontariat, des groupes de travail cherchent des solutions aux problèmes rencontrés par les élus locaux. Ces groupes ou commissions sont très ouverts, composés d'élus, agents communaux et professionnels. Parmi ces derniers, on compte des acteurs institutionnels comme le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de Loire-Atlantique et l'Ademe mais aussi des acteurs privés. Plusieurs outils d'aide à la décision ont été successivement imaginés.

Colloques, journées d'études et visites

Outils de sensibilisation destinés à un large public, les colloques abordent des thèmes généraux comme l'eau et l'urbanisme. Les temps de réflexion relèvent davantage de la formation. Ils comprennent une journée d'étude et une visite de terrain. La journée s'intéresse à des questions pratiques comme l'Approche Environnementale de l'Urbanisme (AEU), démarche d'assistance à maîtrise d'ouvrage de l'Ademe. Au fur et à mesure de l'avancée des réflexions lors des temps de sensibilisation et formation, il est apparu nécessaire d'inventer des outils plus opérationnels permettant aux élus et aux techniciens de discuter avec les aménageurs et promoteurs. "Notre objectif est d'arriver à penser les projets d'aménagement de nos communes avec des approches concertées et environnementales qui prennent en compte les spécificités de chaque commune", explique Claude Naud. C'est ainsi qu'au terme de deux ans de travail, une charte qualité des nouveaux quartiers a vu le jour. Elle dresse le panorama des principes d'aménagement durable autour de cinq grands thèmes : formes urbaines - transports et déplacements – énergie – eau - paysages et biodiversité. "Il est parfois difficile d'appliquer ces principes", souligne Florence Le Coz, adjointe au développement du territoire à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, présidente de la commission "Demain ma ville". "Il faut un outil plus contraignant, notamment vis-à-vis des aménageurs...". C'est ainsi qu’est né le conseil en urbanisme partagé (CUP). Il est directement inspiré du conseil en énergie partagé (CEP), outil Ademe également mis en place sur le pays.

Le conseil en urbanisme partagé accompagne les projets urbains des communes

Dernier né du programme, le CUP a vocation à faire appliquer la charte qualité. Il propose aux communes de les accompagner pendant deux ans, dans la limite de vingt cinq jours, sur un projet urbain comme la restructuration d'un centre-bourg. Effectué par un regroupement pluridisciplinaire de bureaux d'études choisis par le pays, avec des temps d’accompagnements individuels et collectifs. Il comporte des périodes de sensibilisation, formation et partage d'expériences. Sur les vingt communes du territoire, neuf d'entre-elles sont entrées dans la démarche. Hugues Baudry, chargé de mission au pays, souligne l'enjeu du CUP : "Son pari est de faire émerger des projets conformes à la philosophie de la charte des nouveaux quartiers". Le CUP coûte 160.000 euros pour deux ans. Il s'appuie sur les financements de l'Ademe, du conseil régional pays-de-la-Loire, du programme européen Leader et la participation des communes fixée à un euro par habitant.

Sensibiliser la population à la diversité des formes urbaines possibles, telle la mitoyenneté

Le financement annuel de "Demain ma ville" est d’environ 15.000 euros. Il repose à 50% sur l'Ademe avec les contrats Actions territoriales pour l’environnement et l’efficacité énergétique –ATEnEE- puis contrat d’objectif territorial (COT), 30% sur le conseil régional pays-de-la-Loire avec le contrat territorial unique (CTU). Le pays apporte les 20% restants.
Florence Le Coz voit le pays comme une "instance de projets qui permet de prendre du recul et dont l'atout majeur est la capacité de mutualisation". Le programme "Demain ma ville" en est l'illustration. Les premiers effets commencent à être sensibles. "Entre élus, la culture commune est à présent beaucoup plus importante", remarque Florence le Coz. "Par ailleurs, concernant les zones d’aménagement concertées (ZAC), s’expriment des volontés durables, les demandes de panneaux photovoltaïques augmentent..." Mais l'espace existant et les représentations urbaines constituent encore un frein à la mise en place du développement durable. Hugues Baudry fait observer que "Les principes les plus difficiles à mettre en œuvre sur le territoire sont ceux qui concernent les formes urbaines compactes, habitat collectif ou mitoyen en particulier". Dans l'avenir, Florence Le Coz suggère de "travailler sur ces représentations en sensibilisant la population à la diversité des formes urbaines possibles". Le CUP séduit déjà d'autres collectivités.

Myriam Journet / Agence Traverse, pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils
 

Contact(s)

Mairie de Corcoué sur Logne

11 rue lejeune
44650 Corcoué-sur-Logne
02 40 05 86 90

Claude Naud

Président de la communauté de communes Loire-Atlantique méridionale, conseiller général et président du CAUE de Loire-Atlantique
claude.naud@cg44.fr

Mairie de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

24, rue de l'Hôtel de Ville- B.P 45
44310 Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
02 40 78 88 22
Nombre d'habitants : 8483

Florence le Coz

Adjointe au développement du territoire, Présidente de la commission "Demain ma ville"
f.lecoz-mairie@stphilbert.fr

Syndicat de pays de Grand-Lieu, Machecoul et Logne

Maison de Pays- 4, rue Alexandre Riou, BP 19
44270 Machecoul
02 40 02 38 43

Hugues Baudry

Chargé de mission habitat urbanisme environnement
h.baudry@pays-gml.fr
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