Pyrénées-Atlantiques

L'offre de soins mutualise ses moyens dans le village médical  intercommunal

Santé, médico-social, vieillissement

Social

Afin de conforter les services médicaux de son territoire, la communauté de communes de Monein, dans les Pyrénées-Atlantiques, a créé un "village médical" au centre du bourg de Monein. De nombreuses spécialités médicales y sont déjà présentes dans un ensemble de bâtiments dont les vocations et formes de gestion sont diversifiées afin de mieux répondre aux attentes des professionnels de la santé.

Les professionnels de la santé (médecins, infirmières, dentistes...) présents sur le territoire de la communauté de communes de Monein (9 communes et 7.650 habitants) dans les Pyrénées-Atlantiques ont exprimé le besoin de se regrouper afin de mutualiser services et équipements (secrétariat, informatique). La collectivité souhaitait quant à elle diversifier son offre en services de soins et attirer d'autres acteurs de la santé sur son territoire.

 

Une démarche partenariale privilégiée

"La démarche partenariale a été d'emblée privilégiée, souligne Yves Salanave-Péhé, orésident de la communauté de communes. Avant d'en arriver à notre projet de village médical, nous avons dû organiser de nombreuses réunions auxquelles ont régulièrement participé une trentaine d'acteurs intéressés." Le choix du site s'est porté sur un terrain de 5.000 m2 acquis par la collectivité, situé au centre du bourg de Monein (4.200 habitants.), face à l'église.
"Nous avons opté pour un montage original avec vente en l'état futur d'achèvement ou Vefa (1) : la collectivité maître d'ouvrage revend à une SCI créée par les professionnels de la santé, médecins généralistes et infirmiers libéraux, structure qui devient ainsi notre interlocuteur unique", précise Yves Salanave-Péhé.
Le "village médical" comprend trois bâtiments : un premier revendu à la SCI, un second à une autre SCI créée par une clinique dentaire en pointe sur les techniques d'implants, et un troisième qui reste propriété de la communauté. Dans ce dernier bâtiment est installé un service de soin à domicile, qui était hébergé dans les locaux du CCAS. Deux cabinets de médecins spécialistes (cardiologues, ophtalmologues, neurologues...) vont bientôt s'y implanter. Ces cabinets de spécialistes, dont les baux sont en cours de préparation, seront loués à la journée aux médecins selon une formule de temps partagé (2).
Le coût global de l'opération s'élève à 2 millions d'euros provenant pour moitié de la vente en Vefa, 25% par des aides de l'Etat et du conseil régional d'Aquitaine et 25% financés par la communauté. La collectivité reste propriétaire non seulement d'un bâtiment mais aussi des terrains alentours qui bénéficient d'un projet paysager.
Les travaux ayant mis au jour des vestiges archéologiques, une convention a été signée avec la Drac : un tiers de la surface acquise est mise en réserve foncière en attente du chantier de fouilles. Sur ce terrain, il est prévu à terme de construire un quatrième bâtiment qui complétera l'accueil de cabinets de médecins spécialistes.

 

Un territoire en reconquête médicale et paramédicale

Au total, le village médical accueille de manière permanente vingt-sept professionnels de la santé : un cabinet de six médecins généralistes et deux secrétaires médicaux, un cabinet de quatre infirmières libérales, un service de soin à domicile avec huit aides-soignantes et une infirmière coordinatrice, un cabinet dentaire composé de trois dentistes et trois assistants. A ces permanents vont s'ajouter divers médecins spécialistes présents à temps partiel.
Selon le président de la communauté, la population s'est bien approprié le "village médical" dont les bâtiments ont bénéficié d'une architecture novatrice à proximité d'une église du 16e siècle. "Il nous aura fallu trois ans pour définir et faire aboutir ce projet : deux ans de réflexion concrétisée par 200 réunions avec les professionnels de la santé, les élus, les architectes et les services de l'Etat et du conseil régional , puis un an de travaux. Aujourd'hui, nous finalisons les travaux d'aménagement paysagers. Les élus de la communauté sont fiers d'avoir su répondre à la pression amicale de nos professionnels de la santé, médecins et infirmières, qui étaient installés dans de mauvaises conditions dans leurs locaux antérieurs. Nous sommes devenus maintenant un territoire en reconquête médicale et paramédicale", conclut Yves Salanave-Péhé.

 

 

Xavier Toutain, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

 

 

(1) La vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) est un des contrats les plus utilisés en matière de construction dans les secteurs protégés (habitation ou mixte). Surtout utilisé en milieu urbain, la Vefa est communément appelée "achat sur plan". L'acquéreur  contracte avec le constructeur ou le promoteur qui s'engage à construire l'immeuble acquis. Il devient propriétaire au fur et à mesure de l'avancement des travaux.

(2) La formule d'occupation de locaux en temps partagé s'inspire du "timesharing" appliqué pour les résidences de vacances : achat du droit d'occuper pour une ou plusieurs journées par semaine, ceci pour une longue période, un logement équipé et meublé comme local professionnel.

Contact(s)

Communauté de communes de Monein

5, rue du Commerce
64360 Monein
05 59 21 29 28
epidismonein@cdg-64.fr
Nombre d'habitants : 7467
Nombre de communes : 8
Nom de la commune la plus peuplée : Monein (4183 hab.)

Yves Salanave-Péhé

Président
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