Nouveau souffle pour l’action sociale dans la commune nouvelle de Segré-en-Anjou-Bleu (49)

Publié le
par
Emmanuelle Stroesser
dans

Social

Maine-et-Loire

Dans la commune nouvelle de Segré-en-Anjou-Bleu, un CCAS unique a remplacé les CCAS qui préexistaient dans les communes déléguées. Depuis, l’action sociale s'organise entre la commission sociale de la commune nouvelle et son CCAS. Information et participation accompagnent cette transformation. 

Les 15 communes du canton de Segré forment depuis le 1er janvier 2017 une commune nouvelle. Les anciennes communes, dites communes déléguées, sont organisée en trois pôles : le pôle Centre autour de Segré, le pôle Est et le pôle Ouest. « Les CCAS véritablement actifs dans les communes historiques se comptaient sur les doigts d'une main, relève l'adjointe à l'action sociale et vice-présidente du CCAS, Monique Gasnier. Les autres concentraient leur action sur l’organisation du repas annuel des aînés. La commune nouvelle a décidé de laisser aux communes déléguées cette action, qui permet de conserver un contact de proximité avec les habitants ». Le reste de l’action sociale relève de la commune nouvelle.

Equilibre territorial pour la gouvernance

Hormis le maire qui en est le président de droit, le conseil d'administration du CCAS de la commune nouvelle est composé de 8 élus et de 8 représentants d'associations. Pour assurer un certain équilibre territorial, la commune nouvelle a veillé à ce que les membres du CA représentent les trois pôles du territoire.

Commission sociale pour associer largement 

Afin d’impliquer les anciens conseillers municipaux qui s'occupaient de ces dossiers, -et qui ne peuvent rejoindre le CA du CCAS de la commune nouvelle limité à 16 membres-, une commission sociale de la commune nouvelle a été créée. Y siègent quarante personnes « Cela permet de continuer à impliquer d’anciens conseillers municipaux et d'en associer d'autres », commente l'élue. CCAS et commission se tiennent au courant de leurs travaux respectifs. 

Equipe renforcée, avec un poste de directeur

Les communes déléguées n'avaient pas de travailleurs sociaux, hormis Segré, la ville centre. La création du service social de la commune nouvelle – qui réunit le CCAS et le service de logements sociaux – a été accompagnée de la création d'un poste de directeur. « Cela a permis de décharger le travailleur social des tâches administratives », souligne l'élue. L'équipe reste réduite. Elle comprend trois agents. 

Règlement intérieur revu et aides facultatives étendues au nouveau périmètre 

A peine installé, le nouveau CCAS s'est attaché à retravailler complètement son règlement intérieur et sa politique d'aides facultatives. La politique des aides du CCAS de la ville centre de Segré a été étendue à l’ensemble des 15 communes déléguées. A cette occasion, le CCAS a dû innover en créant une nouvelle politique tarifaire familiale. « Cela a bien sûr augmenté le volume des aides aux familles, car cette aide n'existait pas dans beaucoup de communes historiques », observe l'élue. Reste qu’il est encore trop tôt pour que nous puissions en mesurer le coût réel », prévient l'élue. Au minimum, le « coût de l'équité » s'évalue à trois fois l'ancien budget social de Segré. 

Formaliser en concertation avec les maires délégués 

Dans un second temps, Il a fallu formaliser de nouvelles procédures et les faire connaître. « La première année, nous avons mené un gros travail sur la rédaction de protocoles avec les mairies déléguées : comment guider ou épauler dans leur démarche les habitants pour une demande de logement social ou d'aide alimentaire ?  Comment faire pour prévenir un travailleur social, dans quel cas ?  ... », commente l'élue. Les habitants peuvent en effet se déplacer directement au CCAS situé à Segré, mais aussi continuer à s'adresser aux mairies déléguées. 
Ces protocoles ont été soumis aux mairies déléguées avant validation, de même qu'aux partenaires. 

Très nombreuses rencontres avec les partenaires

Un important travail d'information a également dû être réalisé avec les partenaires pour les informer que la compétence sociale était du ressort de la commune nouvelle, leur expliquer le périmètre couvert. Un travail essentiel pour que les travailleurs sociaux de la Caf ou du Département sachent qui contacter à bon escient. « Cette multiplication des rencontres a permis d’améliorer la coordination – essentielle - entre les acteurs locaux », souligne l'élue.

Répondre à des besoins auparavant non-identifiés

Outre que la politique sociale de la commune nouvelle atteint davantage de personnes, elle doit pouvoir répondre à des besoins sociaux auparavant ignorés ou non-identifiés. Des habitants ont désormais accès à des aides qu'ils ne pouvaient pas avoir… ou n'osaient pas solliciter. « Certains élus ont été surpris d'apprendre que des gens de leur commune déléguée étaient venus demander un colis alimentaire par exemple, ce qu'ils n'osaient sans doute pas faire avant parce qu'il fallait aller en mairie », observe l'élue. Rien de tout cela n'est encore statistiquement mesuré. Mais les signes sont évidents. 

Quant aux nouveaux besoins, ils font l'objet aujourd'hui de l'analyse des besoins sociaux que le CCAS vient de lancer.

Commune nouvelle de Segré-en-Anjou-Bleu

1 rue de la Madeleine
49501 Segré-en-Anjou-Bleu Cedex

Monique Gasnier

Adjointe à l'action sociale, vice-présidente du CCAS
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