Objectif 100.000 jeunes "mentorés" en 2021 : le gouvernement soutiendra 22 associations

Sur la plateforme "1 jeune, 1 solution", il est désormais proposé à tout jeune de moins de 30 ans de "trouver un mentor" et, à tout étudiant, professionnel en exercice ou retraité, de "devenir mentor". Le collégien qui a "des difficultés à l’école" pourra être épaulé par son mentor pour "organiser son travail et améliorer ses résultats scolaires". Le lycéen qui se questionne sur son orientation pourra se voir "conseiller" et "guider". L’étudiant à la recherche d’un stage ou d’une alternance ou le jeune demandeur d’emploi pourra espérer un soutien, voire un accès au réseau professionnel de son mentor. Annoncé le 1er mars 2021 par le président de la République (voir notre article), le dispositif "1 jeune, 1 mentor" a franchi une étape ce 25 mai 2021 lors d’un premier "comité mentorat" présidé par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, et Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Outre l’ouverture de l’espace dédié sur la plateforme, les ministres "ont dévoilé la liste des 22 associations qui seront soutenues financièrement par l’État pour participer au développement du mentorat", selon un communiqué de ce jour.

30 millions d’euros sont prévus pour déployer ce plan, destiné à permettre un "triplement du nombre de jeunes suivis par un mentor" pour atteindre 100.000 jeunes en 2021, "avant un passage à 200.000 mentorés en 2022". Dans la liste des acteurs qui seront soutenus, on trouve des associations aux spécialités diverses, dont beaucoup sont membres du collectif Mentorat. Parmi elles : l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville), l’Anaf (Association nationale des apprentis de France), l’Arpejeh (centrée sur les jeunes en situation de handicap), Article 1 (regroupant les deux associations de lutte contre l’inégalité des chances Frateli et Passeport Avenir), Capital Filles, Chemins d’avenir (pour les jeunes des territoires ruraux et des petites et moyennes villes), la Fédération des territoires aux grandes écoles, Sport dans la ville, Duo for a job, l’Institut Télémaque ou encore l’association de parrainage de proximité Parrains par mille.

Un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement et le collectif Mentorat, l’enjeu étant de coordonner les mises en relation à partir des demandes et offres qui seront déposées sur la plateforme, ainsi que d’accompagner les futurs binômes. Le mentorat pourra être de courte ou de longue durée, avec un engagement d’au moins six mois pendant lesquels le mentor et le jeune se rencontrent "plusieurs heures par mois", dans un cadre défini par une structure et "sécurisé pour chacun".

 

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